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    Régions

    Torpeur commerciale à Oujda

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    Absence de mesures accompagnatrices et incitatives
    Il n’y a que l’alimentaire qui s’en sort
    Les commerçants réclament des mesures d’accompagnement

    Les nouveaux complexes du centre-ville ne connaissent pas l’affluence espérée et plusieurs commerçants envisagent de jeter l’éponge

    L’activité commerciale à Oujda n’est plus aussi fructueuse qu’elle l’était il y a quelques années. Les différentes actions pour réorganiser le secteur n’ont pas abouti. Plusieurs causes se trouvent à l’origine de cette stagnation économique dont souffrent quelque 4.000 commerçants au niveau du centre-ville: Absence d’une vision globale adaptable aux différentes mutations, endurance de l’activité informelle, l’anarchie des marchands ambulants, et pas de mesures incitatives. C’est ce qui ressort du colloque organisé par la coordination provinciale des associations commerciales et professionnelles d’Oujda (CPACPO) sur la torpeur commerciale qui sévit à Oujda.
    L’ouverture des nouveaux complexes commerciaux n’a pas apporté la prospérité attendue. Et la crise s’est fait sévèrement ressentir même en été, période qui correspond pourtant à une activité juteuse. Pour de nombreux commerçants: «Une forte baisse des ventes est enregistrée dans le prêt à porter, l’habit traditionnel, les cosmétiques, l’artisanat et l’électroménager. Il n’y a que l’alimentaire qui marche, font- ils observer, sans pour autant avancer de chiffres précis sur le taux de régression.  Le commerce au niveau des souks de la médina fonctionne par cycle. Or même cette activité a perdu ses repères depuis que les grandes enseignes ont concurrencé les commerces de ville. De plus, le commerce parallèle a porté le coup de massue aux marges bénéficiaires légales et a sanctionné les commerçants qui s’acquittent de leurs revenus imposables. «Les marchands ambulants ont squatté tous les trottoirs et places du centre-ville et des quartiers avoisinants. De plus les descentes inopinées des services concernés ne sont pas efficaces. C’est de la poudre aux yeux», explique Hamid Laâroussi, vendeur dans l’un des nouveaux souks.
    «Les infrastructures de base ont été réalisées et plusieurs marchés et centres commerciaux ont vu le jour mais il manque des mesures accompagnatrices pour que Oujda redevienne compétitive. Au temps où la contrebande était tolérée le commerce était prospère et on avait des clients de toutes les villes du Royaume. Ce n’est pas le cas actuellement», souligne Hassan Afrass, SG de la CPACPO et d’enchaîner «On ne peut être compétitifs alors que nos prix sont plus chers que toutes les régions du Royaume». Même son de cloche chez Noureddine Kerkach, président adjoint de la CPACPO: «c’est anormal qu’on paie les mêmes impôts que les villes qui connaissent une bonne activité commerciale en plus des frais du transport et du prix élevé du carburant par rapport à Casablanca». Trois recommandations ont ponctué ce colloque: allégement du fardeau fiscal, construction d’usines productives et génératrices d’emplois via des offres compétitives pour les grandes firmes nationales et étrangères et implication des professionnels lors de l’élaboration de plans pour booster l’activité économique.
    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

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