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    Economie

    FIFEL/CGEM de l’agriculture
    Les maraîchers s’insurgent

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    L’organisme déclaré non compatible avec la loi
    Remise en question du processus de constitution

    Les maraîchers ont annoncé leur désapprobation suite à la façon dont a été constituée la CGEM de l’agriculture et qu’ils considèrent en contradiction avec la loi organisationnelle

    L’annonce de la récente création de la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM) de l’agriculture ne fait pas l’unanimité. A Agadir, le bureau national de la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes (Fifel) s’est réuni pour en débattre. Les professionnels maraîchers ont ainsi fait connaître leur position et annoncé leur désapprobation suite à la constitution d’une structure qu’ils déclarent en contradiction avec la loi organisationnelle. Ils n’hésitent pas à parler de «complot». «Est-ce qu’une des anciennes associations du secteur, qui a vu le jour des années avant la loi sur l’interprofession, peut venir lors de son Assemblée générale ordinaire et déclarer, de façon unilatérale, la constitution d’une nouvelle confédération?», se demande Omar Mounir, Vice-président et porte-parole de la FIFEL. «Ce sont les interprofessions, qui sont à peu près une vingtaine, qui doivent se réunir lors d’une Assemblée constitutive pour mettre en place les jalons sur lesquels la future CGEM de l’agriculture doit démarrer, et ce, dans le cadre du Dahir 1958 tel que stipulé dans la Loi 38.10, adoptée en juin 2011», a-t-il ajouté. Cette même Loi cadre 38.10, tend à encadrer l’action des interprofessions qui sont des instances dotées de la personnalité morale et créées par les acteurs d’une même profession à buts non lucratifs. Elle constitue un cadre juridique qui organise l’interprofession. Il faut rappeler que le Maroc a beaucoup œuvré pour la mise en place des interprofessions dans le but de regrouper les opérateurs de l’ensemble des composantes d’une même filière. Il s’agit donc d’accompagner les producteurs  pour renforcer la dynamique interprofessionnelle et encourager l’ensemble des acteurs de l’agriculture et de la pêche maritime à être impliqués dans les projets de développement socioéconomique. «Une telle confédération ne peut jouer son rôle que si elle est préparée à la base par les vrais intéressés pour définir les points qui les unissent et les contraintes auxquelles ils doivent se plier», insiste Omar Mounir.
    Pour rappel, la naissance de la CGEM de l’agriculture a été annoncée le 20 avril dernier. Le Président, Ahmed Ouayach, dans un élan d’enthousiasme, avait parlé de «tournant» et de «révolution». Apparemment, c’est déjà le cas, les professionnels du secteur ne cautionnant pas un organisme qui va à l’encontre de leurs attentes.
    Fatiha NAKHLI

     

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