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Immigration
L’UE veut démanteler les réseaux de trafiquants

Par L'Economiste | Edition N°:4512 Le 24/04/2015 | Partager
Elle cherche à intervenir dans l’identification et la destruction des embarcations des passeurs
Le budget de l'agence de la surveillance des frontières doublé

Après la tragédie du week-end dernier, quand le naufrage d'un chalutier a fait jusqu'à 900 morts, les Européens se sont réunis hier à Bruxelles en sommet extraordinaire. Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne tentent de trouver une issue à ce qui apparaît de plus en plus comme une impasse. Bruxelles se fixe quatre objectifs pour éviter d’autres drames.
La première mesure concerne le renforcement de l’agence Frontex, chargée de la surveillance des frontières, en Méditerranée. Les Etats membres devraient contribuer à mieux équiper les flottes de l’agence. La France, l’Espagne, la Belgique se sont engagées pour renforcer ces flottes, mais cet engagement dépend en grande partie de l’investissement des autres pays…
L’autre objectif dans l’immédiat est d’au moins doubler, de trois à six millions d'euros, le budget mensuel alloué à Frontex afin de renforcer les moyens alloués aux missions maritimes Triton en Italie et Poséidon en Grèce.
L’aspect controversé concerne le démantèlement des réseaux de trafiquants. L’Italie propose l’usage de la force pour identifier, capturer et détruire les embarcations des passeurs. Il n’est toutefois pas connu s’il s’agira d’opérations policière ou militaire, appuyées par les Nations unies…
Les pays membres explorent également l’idée d’un programme d’urgence de réinstallation d’au moins 5.000 réfugiés au sein de différents Etats. Pour le moment, il n’est pas sûr que les Européens aillent plus loin qu’une «prise en considération des options». Mais cela ne concerne que les réfugiés syriens. L'UE veut renvoyer au plus vite les migrants économiques. Les Etats sont invités à aider l'Italie, la Grèce et Malte à enregistrer les arrivants et trier entre ceux qui pourront bénéficier du droit d'asile et ceux qui seront renvoyés. De l’autre côté, l’UE devrait formuler des promesses à l’Égypte, la Tunisie, le Soudan, le Niger et le Mali d’aides financières ainsi qu’un soutien pour la surveillance de leurs frontières. En contre-partie, elle espère les convaincre d’accepter davantage d’accords de réadmission pour les «immigrés économiques», qui se verront refuser l’asile en Europe.
M. L.

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