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Finances-Banques

La Bourse d’Abidjan veut attirer 100 PME sur trois ans

Par L'Economiste | Edition N°:4512 Le 24/04/2015 | Partager
Un fonds de soutien à l’introduction de 33 millions de DH pour soutenir les prétendants
Une convention avec les Bourses de Casablanca et Londres en mai prochain

BOA Sénégal, filiale du groupe BMCE Bank, et Total Sénégal

Pour Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, «les incitations classiques comme l’exonération fiscale ne sont plus suffisantes pour attirer les PME en Bourse».

sont deux des dernières entreprises à entrer à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) basée à Abidjan. Le marché rayonne sur les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), une zone qui enregistre une forte présence des entreprises marocaines. Avec une capitalisation de 11 milliards de dollars et 72 sociétés cotées, le marché est le sixième plus important sur le continent. Mais comme l’ensemble des places africaines, il a encore du mal à attirer les PME.  Pour séduire les potentiels prétendants, la BRVM va élargir la palette d’incitations pour encourager ces entreprises. Un fonds de soutien à l’introduction en Bourse ou encore des fonds d’accompagnement semblables à des sociétés de private equity seront mis en place, confie Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM. Ces dispositifs sont censés contribuer à dynamiser le compartiment des PME qui pourrait être créé cette année. Par ailleurs, une convention sera signée en mai prochain avec la Bourse de Casablanca qui travaille aussi sur un projet de marché pour les PME. L’accord impliquera la Bourse de Londres. Entretien
- L’Economiste: Les Bourses africaines ont du mal à attirer les PME. Comment expliquez-vous cette difficulté?
- Edoh Kossi Amenounve:
La Bourse est l’une des solutions de financement à la disposition des PME et elle peut parfois ne pas être la meilleure option. Le financement de cette catégorie d’entreprises est une problématique générale à laquelle chaque acteur du système financier doit apporter sa réponse. Les Bourses africaines ont pris le sujet à bras-le-corps depuis quelques années. La BRVM s’inscrit dans cette dynamique. Cela dit, malgré la création de compartiments dédiés aux PME, il n’y a pas de réel engouement de ces entreprises pour y lever des capitaux. Il faut s’assurer que les mesures mises en place apportent une réponse concrète aux problèmes de financement des entreprises.
- Qu’est-ce qui vous laisse penser que vous y arriverez?
- Nous pensons qu’au-delà des mesures classiques d’incitation sous forme de dégrèvement d’impôt pour encourager les PME à accéder à la cote, il faut imaginer de nouveaux dispositifs. L’abattement fiscal par exemple va peut-être déterminer l’entrée de la PME sur le marché mais pas sa vie boursière. Les solutions de court terme ne sont pas souvent adaptées à cette population d’entreprises.
Nous espérons lancer d’ici septembre 2015 un fonds de soutien d’introduction en Bourse doté de 2 milliards de Fcfa (ndlr: l’équivalent de 33 millions de DH) au départ. La BRVM et une institution régionale de l’UEMOA seront dans le tour de table du fonds. Il pourra financer les entreprises cibles jusqu’à hauteur de 100 millions de Fcfa pour le travail de mise à niveau et de préparation à l’entrée en Bourse. Nous pouvons accompagner une vingtaine d’entreprises sur les trois prochaines années. Nous montons d’un autre côté un fonds de garantie en partenariat avec l’African Guarantee Fund. L’objectif est de rassurer les investisseurs qui souhaitent investir dans les sociétés prétendantes à la cote. Nous imaginons également la mise en place de fonds d’accompagnement. Leur travail sera essentiellement d’identifier des PME et de les accompagner sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Ces fonds pourront venir en aide au travail qu’effectuent déjà les sociétés de capital investissement et constituer un vivier important d’entreprises pour la Bourse. L’ensemble de ces mécanismes devrait contribuer à dynamiser le compartiment des PME que nous espérons lancer avant la fin de l’année. Nous avons identifié une centaine de sociétés au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui peuvent s’introduire dans les trois prochaines années.

 

- Beaucoup de dirigeants redoutent les exigences de transparence qu’impose la Bourse. Comment dépasser ce frein?  
- Il y a une évolution des mentalités. Les dirigeants des PME comprennent qu’ils sont dans une compétition nationale, régionale, continentale et internationale qui fait qu’ils n’ont aucun intérêt à opérer de façon non transparente. Nous menons tout un travail de sensibilisation sur ces questions. Les PME commencent à comprendre que la non-transparence coûte plus cher que l’inverse.
Propos recueillis par Franck FAGNON

 

 

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