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Finances-Banques

Bourses africaines
Casablanca se rapproche du podium

Par L'Economiste | Edition N°:4512 Le 24/04/2015 | Partager
Le rebond du Masi couplé aux difficultés de la Bourse du Nigeria profite au marché
Le marché demeure l’un des plus rentables du continent

 La Bourse de Johannesburg profite à la fois d’une bonne tenue des cours et des introductions en Bourse pour accentuer le gouffre qui le sépare des autres marchés du continent. Cela dit, en termes de rendement du dividende, le marché casablancais se hisse en tête de peloton

La chute du cours du pétrole a entraîné dans son sillage la Bourse de Lagos. Parmi les principales places africaines, le marché nigérian est le plus exposé à l’effondrement du baril. L’indice phare du marché, le NSE All Share Index, a décroché de 16% en 2014. Il a déjà cédé plus de 11% sur les trois premiers mois de 2015. Au-delà de l’effet cours du pétrole, l’instabilité dans le pays rebute les investisseurs. La valeur des entreprises du marché nigérian est ramenée à 52 milliards de dollars à fin mars. Elle a fondu de 39 milliards de dollars depuis le début de l’année. Les difficultés de la Bourse du Nigeria font bouger les positions parmi les places les plus importantes du continent. Le Nigeria Stock Exchange recule à la troisième place derrière la Bourse du Caire et très loin derrière Johannesburg. Le marché sud-africain évolue dans une autre dimension. La capitalisation du marché atteint 965 milliards de dollars en hausse de 3,3% par rapport à son niveau de fin 2014. Le JSE All Share Index affichait à fin mars une performance annuelle de 4,6%. L’EGX 30 de la Bourse du Caire, lui, prend 2,1%. Les entreprises du marché sont valorisées à 66 milliards de DH. La Bourse de Casablanca a été l’une des principales victimes de l’émergence de la Bourse de Lagos. Les difficultés de cette dernière replacent le marché casablancais à la troisième place à fin mars. Les entreprises du Masi étaient valorisées à 52 milliards de dollars à fin mars. La capitalisation est en hausse de 7% par rapport à fin 2014. La progression tient essentiellement à la bonne tenue des cours. Ils se sont appréciés de 6,75%. Aujourd’hui, le principal indice a réduit ses gains à 3%. Lagos en a profité pour reprendre ces distances avec Casablanca. L’amélioration de la capitalisation boursière des places africaines tient à la hausse des cours mais aussi à une augmentation des introductions en Bourse. «Les perspectives d’introduction en Bourse sur les grandes places comme Johannesburg et Lagos sont relativement positives. Cependant la situation au Nigeria et le ralentissement de l’économie sud-africaine peuvent affecter la confiance sur ces marchés», relèvent les analystes de Ernst & Young. Avec le rebond du Masi, la Bourse de Casablanca espère attirer plus d’émetteurs. Au moins trois entreprises (Total Maroc, Marsa Maroc et Mutandis) pourraient franchir le pas cette année.  
Comparées aux marchés matures, les actions sur les places africaines offrent souvent des rendements très généreux ce qui les rend très attractives. Les actions marocaines offrent un rendement moyen du dividende de 4,5% contre 3% pour les actions sud-africaines, 1,76% pour les égyptiennes et 2,76% en moyenne pour les actions du MSCI Emerging Markets.
F. Fa

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