×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

PSA: «Il faut redonner leurs places à nos marques dans la région»

Par L'Economiste | Edition N°:4512 Le 24/04/2015 | Partager
Le constructeur français veut améliorer davantage son positionnement
Un projet d’usine en gestation
Le groupe se structure aussi dans les pièces de rechange

Jean-Christophe Quemard, directeur de la zone Moyen-Orient et Afrique du groupe Peugeot Citroën (PSA), tempère: «Avant de monter une usine, il faut des produits. Le premier investissement est d’améliorer l’adéquation du produit au marché»
 

Les perspectives du groupe Peugeot Citroën (PSA) pour la région Moyen-Orient et Afrique sont ambitieuses. Il table sur une importante progression des ventes automobiles au cours des 10 prochaines années. Pour faire face à ce potentiel, PSA pense à la création d’une unité industrielle. Selon Jean Christophe Quemard, membre du directoire et patron de la zone Moyen-Orient et Afrique de PSA, même si rien n’est encore décidé, la question se pose. Il faudra cependant un certain nombre de préalables pour y parvenir.   
- L’Economiste: Près d’un an après votre nomination à la tête de la zone Moyen-Orient et Afrique de PSA, quel bilan faites-vous des activités du groupe dans la région?
- Jean Christophe Quemard:
Je pense très sincèrement que les marques du groupe n’occupent pas les places qu’elles méritent dans la région que je dirige. Dans tous les pays où j’ai été, je relève que nos marques ont une image très forte. Il y a des marchés où leur nom est carrément identifié à l’automobile. Dans certains cas, les gens me disent que je roule dans telle ou telle voiture du groupe, mes parents avaient telle marque… J’ai donc le sentiment que nous avons un extraordinaire potentiel pour nous développer. Il faut dire que ces dernières années, avec les difficultés du groupe, nous avons manqué de focalisation sur ces régions.
- Comment donc leur redonner leur place?
- Déjà en mettant en place une organisation. A mes côtés, j’ai une équipe qui comprend non seulement le commerce mais aussi les achats, la recherche et développement, le produit, l’industriel… l’ensemble des palettes pour faciliter le travail. Parallèlement, je suis également responsable du compte de résultats du groupe. Donc en fonction de ces résultats, quand ils sont bons, cela nous donne envie d’investir. Aujourd’hui, nous pouvons considérer que nous progressons à peu près à tous les niveaux par rapport au premier trimestre 2014. Nous avons aussi beaucoup assaini la situation. Je pense que dans ces conditions, le groupe a envie d’investir dans la région.
- Cet investissement passerait-il par une usine au Maroc?
- Avant de monter une usine, il faut des produits. Le premier investissement est d’améliorer l’adéquation du produit au marché. C’est fondamental. Si cette adéquation est bonne, si nous progressons encore plus en termes de qualité et de qualité de service, alors la demande viendra. Et si la demande suit, un jour viendra où nous nous demanderons comment y faire face. La question industrielle est donc posée, mais ce n’est pas pour maintenant. Ceci étant, il y a plusieurs pays où il est possible d’installer une usine. Le Maroc est un exemple mais il y a aussi la Turquie et d’autres. Aujourd’hui, la priorité est le développement commercial et la réussite de nos produits dans les différents marchés.
- Le secteur de la pièce de rechange est-il porteur pour le groupe aujourd’hui?
- Il est stratégique! Le groupe effectue des mouvements très importants sur les pièces de rechange. Nous développons à la fois des pièces sous la marque Eurorepar ainsi qu’une enseigne de garage multimarques (ndlr: Eurorepar Car Service). Nous venons aussi de racheter le numéro 2 européen de la vente de pièces par Internet. A travers ces différentes enseignes, nous prenons de nombreuses initiatives structurantes sur les pièces de rechange. Tout cela se mettra progressivement en place, d’abord en Europe.
- Comment jugez-vous le marché marocain et plus encore subsaharien?
- Le marché de ma région qui englobe la Turquie et l’Iran avoisine les 6 millions de voitures. Nous prévoyons qu’il passe à 8 millions d’unités d’ici 10 ans en fonction des évolutions des économies, en particulier des pays d’Afrique. Ceci dit, le marché marocain nous a un peu déçu. J’espère qu’avec tout ce qui est fait en termes de politique économique, il repartira à la hausse. Nous voudrions que ce marché croît plus qu’il ne l’est actuellement à travers le développement de l’emploi et de l’industrie. Je suis convaincu que les politiques industrielles ambitieuses mises en place au Maroc vont se traduire tôt ou tard par des bénéfices pour l’économie.
- Vous comptez consacrer la gamme DS en tant que marque à part entière…
- C’est déjà le cas dans l’organisation du groupe. Il y a, en effet, trois marques, trois équipes commerciales, trois reporting. Ce n’est certes pas encore implémenté au Maroc mais cela se fera. Dans le domaine du premium français, la marque DS dispose d’un positionnement unique. Celui d’être ni trop ostentatoire ni trop discrète.
- N’y a-t-il pas un risque de confusion avec les autres marques du groupe?
- Je ne le crois pas. Nous travaillons pour que les personnalités de nos marques soient bien différenciées. D’abord, l’expérience client sera différente. La marque DS sera davantage tournée vers le service. Il faut que la propriétaire féminine se sente comme au hammam lorsqu’elle emmène sa DS pour l’entretien.
 Propos recueillis par
Moulay Ahmed BELGHITI    

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc