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Economie

Qualité de vie
Les Marocains, ces éternels insatisfaits

Par L'Economiste | Edition N°:4512 Le 24/04/2015 | Partager
Ce ressenti est dû à la faiblesse des services de base comme l’habitat, la santé…
Le niveau de satisfaction ne dépasse pas 4,7 sur 10
Le bien-être n’est pas seulement lié au niveau matériel

Pour Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan, «les 20% des personnes ayant la plus faible qualité de vie, et qui font face à plusieurs facteurs de difficultés, disposent d’un faible niveau d’instruction. Cette catégorie est composée essentiellement d’ouvriers qui ont un salaire inférieur à 5.000 DH»

Le HCP ne veut plus se limiter à des enquêtes objectives, mettant l’accent sur des aspects quantifiables. Le Haut commissariat se positionne sur un autre domaine qu’il défend au niveau international, selon Ahmed Lahlimi. Pour lui, «il est important de connaître la perception des citoyens pour ce qu’ils considèrent comme bien-être». Concrètement, «l’idée est de déterminer l’impact des politiques publiques sur le vécu quotidien des citoyens», a-t-il noté. L’objectif, selon lui, est «d’aller vers une meilleure convergence entre les politiques publiques et les effets escomptés sur la population». Le Haut commissaire au plan a estimé que cela est «l’expression de l’émergence d’un nouveau paradigme de développement mettant le bien-être des citoyens au cœur de l’agenda du développement».
Globalement, l’étude du HCP sur la perception de la qualité de vie fait ressortir que «le ressenti de l’individu n’est pas exclusivement lié au niveau matériel». Les Marocains sondés ont mis en avant d’autres dimensions comme «leurs choix et leurs affects où s’expriment leurs histoires personnelles, leur psychologie, leur niveau culturel, le degré de leur insertion dans leur environnement social et institutionnel».
Les résultats de cette étude sont liés aux différents déterminants, définis dans la première enquête nationale sur le bien-être, datant de 2012. Ainsi, le logement «constitue le principal critère du bien-être, selon les déclarations des citoyens», a indiqué Lahlimi. Néanmoins, le niveau moyen de satisfaction à l’égard de l’habitat est de seulement 4,7 sur 10. Les détails montrent que plus de la moitié des sondés ont «des difficultés ou des affects négatifs à l’égard de leurs maisons». La qualité et l’espace du logement ainsi que la difficulté d’accéder à des services publics de proximité participent à hauteur de 64% dans ces difficultés. Ils sont suivis des nuisances du voisinage (26%) et du manque de confort du logement (10%). Au niveau de la santé, la situation n’est pas meilleure, bien au contraire. Le niveau moyen de satisfaction par rapport à ce secteur est de 3,4 sur 10. La difficulté d’accessibilité aux services de santé et leur faible qualité contribuent à hauteur de 81% aux affects négatifs liés à ce domaine. Les maladies et les problèmes de santé sont responsables autour de 19% de ce sentiment négatif. Globalement, le secteur de la santé regroupe neuf causes d’insatisfaction. Près d’un citoyen sur dix en approuve 3, et près de 89% de la population éprouvent au moins 4 affects négatifs sur les 9 recensés. L’insatisfaction de la population vis-à-vis de secteurs considérés comme des services de base se confirme également dans le domaine de l’éducation. Le taux moyen de satisfaction est de 4,3 sur 10. Pour ce qui est des éléments qui renforcent ce sentiment négatif, «la faible disponibilité des infrastructures éducatives participe à hauteur de 40%, suivie de la qualité de l’enseignement (33%) et celle des équipements (15,3%), ainsi que le niveau de compétence des enseignants (11,8%)». Même situation au niveau de la perception du bien-être dans le travail. Le niveau moyen de satisfaction ne dépasse pas 4,7 sur 10. Ce sentiment négatif est lié à «l’insuffisance de revenu et la faible qualité du système de retraite (63%)». Les 37% restants sont dus aux mauvaises conditions de travail. Curieusement, le taux de satisfaction n’augmente pas même dans le domaine de la famille et de l’environnement social. Le niveau moyen de satisfaction est à peine de 4,5 sur 10. Les éléments qui favorisent cet affect négatif sont d’abord liés à «la confiance (34%), le respect des droits et des lois sociales (29%), et les liens de solidarité (28%)».

Difficultés

Le HCP s’est basé sur les éléments recueillis pour calculer le score moyen des affects négatifs et des difficultés vécues. Ainsi, sur les 95 attributs de la qualité de vie recensés par l’enquête, le nombre moyen de difficultés est de 39,2. Ce taux concerne près de 50% de la population. Dans les détails, les 20% des personnes qui jouissent de la meilleure qualité de vie font face à 25 difficultés ou affects négatifs. De l’autre côté de l’échelle, les 20% des personnes ayant une mauvaise qualité de vie sont sous l’emprise de 55 difficultés liées à toutes les dimensions du bien-être.

M.A.M.

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