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Villes nouvelles
Séance rattrapage sur le bug Tamesna

Par L'Economiste | Edition N°:4512 Le 24/04/2015 | Partager
Une mission d’inspection des ministères de l’Intérieur et de l’Habitat
La justice donne raison à l’Etat
Le foncier récupéré, Al Omrane va relancer les programmes arrêtés

Deux promoteurs, General Contractor Maroc et la société malaisienne Hidaya qui avaient jeté l’éponge des chantiers de Tamesna, ont laissé derrière eux de lourdes ardoises, après l’arrêt des travaux. Si la dette de Hidaya vis-à-vis du CIH Bank s’élève à 60 millions de DH, le mal causé à plusieurs centaines de familles, parfois des MRE, est plus profond. Elles avaient réservé des logements dès 2008, moyennant des avances mais n’ont jamais été livrées

Nabil Benabdallah n’est pas au bout de ses peines. Deux ans après le plan de relance de Tamesna d’un montant de 580 millions de DH, le ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville fait face à l’abandon de deux gros promoteurs immobiliers. En effet, General Contractor Maroc (GCM) et la société malaisienne Hidaya, qui avaient signé des conventions avec l’aménageur, le groupe Al Omrane, pour la réalisation de programmes de logements dans la ville nouvelle, ont jeté l’éponge depuis quelques années (cf. notre édition du jeudi 23 avril 2015). Pis, ils ont quitté le navire, en laissant derrière eux de lourdes ardoises.  D’ailleurs, le ministère de l’Habitat et le groupe Al Omrane ont souvent été pris à partie par les réservataires qui s’étaient constitués en associations. Des sit-in devant le département de tutelle, le siège de la holding et devant le Parlement ont ponctué l’histoire récente de la ville nouvelle de Tamesna. Ces associations ont également saisi la Primature, sans obtenir le moindre feed-back. Il a fallu s’adresser au cabinet royal pour voir les plaintes des citoyens prises en compte. Ainsi, une mission d’inspection des ministères de l’Intérieur et de l’Habitat a été dépêchée.  Et pour cause, la crainte de voir se reproduire le feuilleton du projet Badis d’Al Hoceïma, qui a abouti à la poursuite devant la justice de 23 responsables de la CDG et CGI dont les DG de ces deux établissements publics, a fini par donner un coup d’accélérateur au dossier.
Qu’importe, les multiples tentatives de médiation, menées par Nabil Benabdallah, n’ont pas été concluantes. Il ne restait plus au ministre de tutelle et au groupe Al Omrane que la justice pour obtenir gain de cause. Chose faite. Ainsi, une procédure engagée contre GCM a abouti à un jugement le 4 mars dernier, permettant au groupe de récupérer le foncier et de résilier ainsi la convention datant du 25 novembre 2005. D’ailleurs, une disposition du contrat stipule que Al Omrane peut récupérer le terrain si les réalisations du chantier ne dépassent pas 20%. Cette tournure est une bonne nouvelle pour les réservataires: c’est le groupe Al Omrane qui reprend en main le dossier et relance le chantier.
Avec la société malaisienne Hidaya, les choses se passent autrement. Pour obtenir la résiliation du contrat, le groupe Al Omrane s’est adressé à la Chambre de commerce internationale de Paris pour un arbitrage, conformément aux dispositions de la convention signée le 17 mars 2006, et ce dans le cadre du partenariat public-privé avec Al Omrane Tamesna. Pour cette opération, un cabinet d’avocats a été désigné. L’affaire est en délibéré et la sentence devrait tomber début mai.
Par ailleurs, à l’époque du lancement de la ville nouvelle de Tamesna par le Souverain, GCM s’était engagé à réaliser 4.760 logements. Une partie, baptisée projet Hiba 1 et composée de 728 logements, a été livrée. Pour les projets Hiba 2, 3 et 4, le groupe Al Omrane a récupéré les terrains, compte tenu du non-respect des engagements du promoteur. Reste le fameux projet Hiba 5, d’une consistance de 1.800 logements. Sur ce programme, 700 logements ont été commercialisés et mis en chantier. Mais les travaux sont arrêtés depuis 2009.

Prêt de 60 millions de DH auprès du CIH

La société malaisienne Hidaya avait contracté un prêt de 60 millions de DH auprès du CIH Bank, en hypothéquant 382 logements. Elle a pris la poudre d’escampette sans rembourser ses dettes. Ce qui va se répercuter sur les bénéficiaires de ces logements hypothéqués.
En tout cas, la société  s’était engagée à réaliser 4.980 logements en trois phases (587, 1.843 et 2.550 unités). Si les logements de la première tranche ont été livrés, ceux prévus pour la deuxième phase, soit 1.843 unités, n'ont pas vu le jour, le chantier s’est arrêté en 2011. Sur ce nombre, Hidaya avait commercialisé 700 unités pour une valeur de 45 millions de DH. Quant au programme de la troisième phase, les travaux n’ont jamais démarré.

Mohamed CHAOUI

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