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Analyse

Défis de l’environnement
Rabat au chevet de l’Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:4510 Le 22/04/2015 | Partager
L’expertise marocaine demandée par des gouvernements subsahariens
Le secteur privé directement contacté pour des projets de gestion des déchets
Mobilisation continentale pour peser lors du Sommet de Paris

La conquête marocaine du marché africain concerne également le domaine environnemental. En effet, l’expertise marocaine est très sollicitée par les Etats africains. «Plusieurs pays veulent bénéficier du savoir-faire marocain dans ce domaine. Des rendez-vous ont été pris avec certains gouvernements africains, en marge du Forum Afrique carbone de Marrakech», a souligné Hakima El Haité, ministre déléguée en charge de l’Environnement. Il s’agit d’un nouveau créneau de coopération Sud-Sud investi par le Maroc, et «un chantier énorme de création de valeur ajoutée et d’emplois», selon la ministre. Elle a indiqué que des actions ont déjà été menées dans ce sens. Des missions ont été dépêchées au Burundi et au Mali par exemple pour «accompagner ces pays dans la mise en place d’outils de gestion intégrée des déchets». Une niche à exploiter par les opérateurs marocains. Surtout que ces pays sont intéressés par exemple par «la production de l’énergie à partir des déchets». D’autant plus qu’il s’agit d’une filière en cours de développement au Maroc, suite à un accord signé par le ministère de l’Environnement avec les groupes cimentiers (voir encadré). «Lors d’une visite de l’ancienne décharge sauvage de Marrakech, qui a été dotée d’un centre de valorisation technique, les entreprises qui étaient présentes ont été directement sollicitées par des ministres africains pour bénéficier de leur expertise», rapporte Hakima El Haité. Les pays africains sont également demandeurs de savoir-faire en termes de mise à niveau des ressources humaines. Des équipes des ministères en charge de l’Environnement au Burundi et au Cameroun ont bénéficié de formation au Maroc. Et «un réseau d’expertise marocaine est en cours de création, en vue de le dispatcher sur les pays africains, afin de les accompagner dans la préparation de leurs dossiers de contribution et de financement des projets d’adaptation, qui doivent être prêts à l’occasion du Sommet de Paris sur le climat», a fait savoir la ministre. Ceci est d’autant plus important que les Africains veulent faire entendre leur voix lors de ce sommet, face aux puissances industrialisées, grandes pollueuses, «plus préoccupées par des projets qui permettent d’atténuer l’augmentation de la température», a indiqué la ministre. Or, l’Afrique doit d’abord «s’adapter», avant de pouvoir mettre en place des «projets d’atténuation». En clair, les Etats africains doivent montrer, lors de ce sommet, l’intérêt de ces projets d’adaptation, à l’image de la construction des barrages, le développement intégré des oasis, le reboisement… Cela, afin de pouvoir bénéficier de financements. Ils sont également appelés à mettre en place des outils de suivi et d’évaluation de ces projets. D’où l’importance de la prochaine réunion autour de cette question, prévue dans quelques mois, «probablement en Egypte», fait-on savoir.

Renforcement des capacités

Aujourd’hui, le Maroc se positionne en tant qu’acteur clé sur le continent dans le secteur environnemental. Une orientation confortée par la mise en place de structures dédiées à la protection de l’environnement et à l’économie verte. C’est le cas notamment du Centre de compétences sur les changements climatiques, créé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec le gouvernement allemand. Cette institution a pour objectif «le renforcement des capacités des négociateurs qui préparent les réunions climatiques et les positions du Maroc au niveau international».

M. A. M.

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