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Innovation/Entreprenariat
Google cherche des partenaires locaux

Par L'Economiste | Edition N°:4508 Le 20/04/2015 | Partager
Le géant du web n’exclut pas la possibilité d’ouvrir une filiale
Le Maroc pourrait être une tête de pont vers le reste de l’Afrique

«Si nous arrivons à identifier au Maroc une dizaine de grands groupes intéressés, qui nous soutiennent et se disent que Google leur permet de se développer à l’international, alors nous serons heureux d’avoir une filiale locale», affirme Carlo d’Asaro Biondo, président relations stratégiques de Google pour l’Europe du Sud et de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA)

Repenser à zéro, garder les choses simples et se concentrer sur l’utilisateur, le reste suivra. Ce sont les trois maîtres mots ou les concepts que Carlo d’Asaro Biondo a appris chez Google. Invité par l’Association marocaine des anciens élèves de l’école Polytechnique (Groupe X Maroc) et le New Work Club, Carlo d’Asaro Biondo, président relations stratégiques de Google pour l’Europe du Sud et de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique a animé mercredi 15 avril, une conférence sur le thème: «innovation et entreprenariat, l’entrepreneur découvreur de solutions».
Pour le manager de Google, il faut mettre les jeunes en condition d’entreprendre assez tôt, sinon autour de la quarantaine, ce sera trop tard.
- L’Economiste: Que conseillerez-vous à un jeune entrepreneur Marocain qui veut démarrer sa start-up?
- Carlo d’Asaro Biondo:
Mon conseil avant tout est de réfléchir à un problème qu’il peut résoudre. Celui-ci peut être local, africain ou même global. Il peut à titre d’exemple développer une idée liée aux personnes défavorisées ou autour de la médecine. Aujourd’hui, il y a plein d’idées qui permettent des progrès significatifs. Il existe encore des progrès à faire dans les secteurs de l’alimentaire, la distribution des biens et services… Un entrepreneur doit se concentrer sur la question suivante: A quoi je sers? Dès que cette étape est accomplie, amener son idée au niveau global devient plus facile. Deuxième ingrédient pour réussir, comprendre ce qu’est un logiciel. Le logiciel et les plateformes sont aujourd’hui très importants pour le développement de l’économie mondiale. Donc avoir une culture de base en informatique est un must. Si cette agilité et cette capacité n’existent pas, les choses seront plus difficiles. C’est pour cela que nous essayons d’augmenter la culture informatique là où nous allons.
 - Comment peut-on développer l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes?
- La culture entrepreunariale est pour moi une conséquence de tout le reste. Je ne pense pas que l’on puisse donner des cours d’entreprenariat. On peut donner des cours d’informatique, d’anglais, essayer d’expliquer le monde, donner l’accès à l’information, c’est ce que font les moteurs de recherche, je pense à Facebook, Youtube … Ensuite l’esprit d’entreprenariat suivra. Etre entrepreneur c’est d’abord avoir confiance en soi, se sentir fort … Et pour réussir, l’entrepreneur doit aussi focaliser sur l’idée et non sur le gain.
- Que représente pour vous le Maroc dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique)?
- L’une des raisons pour lesquelles je suis au Maroc, c’est justement pour écouter les entrepreneurs, prospecter, prendre le pouls de la situation en quelque sorte. Je vois le dynamisme, l’envie des jeunes de créer, cela nous donne envie d’aller plus loin. Le moteur de recherche Google fonctionne bien au Maroc, Android et Youtube se développent aussi. Il ne s’agit pas pour nous d’un problème de produit ou de consommateur. Pour ouvrir un bureau, nous avons besoin d’établir des relations fortes avec l’économie locale. Nous avons besoin de nous sentir aimés et que les entreprises aient envie que l’on vienne. Si nous arrivons à identifier au Maroc une dizaine de grands groupes intéressés, qui nous soutiennent et se disent que Google leur permet de se développer à l’international, alors nous serons heureux d’avoir une filiale locale.
- Vous pensez à quels secteurs précisément?
- Je pense plus aux entreprises traditionnelles du monde de l’industrie, de la banque, les assurances, voyage/tourisme, retail… qui sont conscientes qu’avec l’arrivée de la mobilité (internet, smartphones…), le moment est venu de voir le monde autrement. Mais le Maroc offre aussi un autre avantage de taille. Les entreprises marocaines investissent fortement en Afrique subsaharienne et vous avez un système politique et social équilibré. Il y a beaucoup plus de stabilité, d’ouverture, un respect pour la diversité qui vous rend très attractifs. Si l’on arrive à être un élément de valeur pour que l’entreprise marocaine se développe plus à l’étranger (et je pense qu’on a les atouts pour le faire), à voir le Maroc au-delà de son territoire, comme un hub ou une tête de pont vers le reste de l’Afrique, alors je pense que tous les ingrédients sont là pour renforcer notre présence au Maroc.
Propos recueillis par Aziza EL AFFAS
 

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