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    Economie

    10e édition du Siam
    La diplomatie continentale en marche

    Par L'Economiste | Edition N°:4508 Le 20/04/2015 | Partager
    Un concept qui séduit et qui s’exporte…en Afrique
    Plus d’un million de visiteurs attendus du 28 avril au 3 mai

    Dérnière ligne droite pour les préparatifs de la 10e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam). «Un salon qui séduit et qui s’exporte en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et au Gabon», se réjouit d’emblée Jaouad Chami, le commissaire de la manifestation qui fait part du succès de la 3e édition du Saraa (Salon de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan), tenue récemment.
    Prévue à Meknès du 28 avril au 3 mai, cette édition accueille quelque 1.200 exposants représentant 55 pays. A une semaine de l’ouverture de la plus grande vitrine agricole mondiale, les machines ne s’arrêtent pas. Sur place, à Sehrij Souani et Jnane Benhalima, lieux du Siam, c’est un véritable chantier qui est mené pour peaufiner des chapiteaux gigantesques. Les stands devront être entièrement finalisés avant le 26 avril, et les produits exposés mis en place la veille de l’ouverture du Siam avant 18h. Lundi 27 avril, Meknès accueillera les assises de l’Agriculture.
    Pour le responsable du Siam, «le 10e anniversaire du salon est une étape importante pour faire le bilan et évaluer le Plan Maroc Vert dont l’apport est incontestable pour le secteur agricole». Il s’agira aussi de tracer les perspectives du salon à moyen terme. «Aujourd’hui, la taille de ce projet et la nature de la demande qui est exprimée par les exposants nationaux et internationaux, nous permettent de constater que les efforts cumulés par l’ensemble des acteurs liés à l’agriculture ont contribué à construire un grand projet d’Etat, un projet continental», explique Chami. En effet, le Maroc s’est doté, à l’initiative du Souverain, d’une vitrine mondiale pour l’échange d’expériences en matière d’agriculture. Cette vitrine est considérée aussi comme une machine diplomatique importante qui défend les intérêts du Royaume. A travers cette plate-forme, le pays a créé également des «autoroutes de dialogue et de concertation» dans un cadre de partenariat et dans un contexte conventionnel qui encourage le développement sud-sud. «En dix ans, le ministère de l’Agriculture a signé, durant les différentes éditions du Siam, plus de 200 accords de partenariat avec ses homologues internationaux», indique le commissaire. Le salon était aussi l’occasion de réflexions fructueuses sur le développement de l’agriculture. Ses conférences ont vu la participation de grandes personnalités, diplomates, experts, et chercheurs de divers horizons.
    Par ailleurs, d’année en année, l’événement gagne en notoriété. Ainsi, pour son 10e anniversaire, le salon accueillera plus de 1.200 exposants venus d’une cinquantaine de pays et répartis sur 9 pôles-chapiteaux. Ce sont presque les mêmes exposants qui reviennent durant chaque édition. «Nous avons un taux de fidélisation de 85% par rapport aux exposants privés». Ces derniers consacrent au Siam le gros de leur budget de communication. Ils savent que les retombées sont importantes surtout en matière d’image. En fait, plus d’un million de visiteurs sont attendus cette année.
    Occupant une superficie de 172.000 m2 mise à disposition par l’Ecole d’Horticulture de Meknès, l’édition 2015 a opté pour une thématique généraliste et d’actualité: «Agriculture et système alimentaire». Pour Chami, le choix de ce thème n’est pas fortuit. Ce serait une occasion de débattre, lors d’une vingtaine de conférences et colloques, de «la sécurité sanitaire, la qualité et le coût des systèmes alimentaires». Ce thème permettra de mettre l’agriculture marocaine au centre de la mouvance agricole mondiale, surtout avec la participation de plus de  400 exposants étrangers. Par ailleurs, les 9 pôles du salon accueilleront 2.200 bêtes, des entreprises, des restaurants et pas moins de 356 coopératives et associations agricoles. Notons que l’ensemble des espaces dédiés aux expositions a été commercialisé avant fin décembre 2014.  «Le tout est aménagé avec une modularité fertile au développement des relations professionnelles très proches avec des partenaires privés, institutions publiques, ONG et tous ceux qui participent au développement de l’Agriculture», souligne le commissaire du Salon.

    Le budget, un tabou?

    Plusieurs observateurs s’interrogent sur le coût (jamais révélé) de l’aménagement du Siam. Une autre question reste en suspens: «Pourquoi ne pas bâtir en dur une foire d’exposition qui pourrait servir à d’autres événements afin d’animer Meknès tout au long de l’année?». Ce projet devrait économiser plusieurs millions de DH du budget annuel. Chami affirme à ce titre qu’en tant que commissaire, il veille aux équilibres du Salon. Selon lui, «cet événement fait le plus grand chiffre d’affaires en termes d’exposants. Il s’autofinance et chaque année, nous essayons d’optimiser et d’améliorer de manière à renforcer les équilibres». Chami n’en dira pas plus. Quid du budget. Le Siam est considéré comme un catalyseur pour le secteur du tourisme et un levier de développement pour Meknès.

    Youness SAAD ALAMI

     

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