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    Financement
    Les entreprises se retiennent malgré les taux bas

    Par L'Economiste | Edition N°:4508 Le 20/04/2015 | Partager
    Début d’année très timide sur le compartiment de la dette privée
    Amélioration du déficit budgétaire, le Trésor réduit ses adjudications
    La baisse des rendements obligataires met les investisseurs dans une situation difficile

    Le coût de la dette du Trésor s’est nettement allégé depuis 2014 dans le sillage de l’amélioration des comptes publics et par conséquent du recul des interventions de l’institution sur le marché. Cette situation profite aux entreprises qui ont emprunté moins cher. Mais depuis le début de l’année, les opérations sont peu significatives

    Le Trésor emprunte à 3% sur cinq ans et 3,30% sur dix ans. Jamais, depuis le début des années 2000, il n’a bénéficié de conditions de financement aussi favorable sur ces maturités. Le mouvement est général. Après des baisses importantes sur l’ensemble des maturités l’année dernière, les taux continuent à décrocher sur les premiers mois de 2015. Du coup les investisseurs sont plus actifs sur les maturités moyennes et longues pour rechercher un peu plus de rendement. Cela tombe bien pour le Trésor. Les levées longues lui permettent de réduire la pression au niveau des remboursements et par la même occasion donner plus de marge de manœuvre budgétaire. Plus de la moitié des levées sur les deux premiers mois de l’année a été réalisée sur des maturités d’au moins cinq ans. Le Trésor a mobilisé 25,9 milliards de DH et remboursé 15,4 milliards de DH. Le solde (10,5 milliards de DH) relève la dette intérieure à 454 milliards de DH, en hausse de 2,4% par rapport à fin 2014. La poursuite du redressement des finances publiques avec un déficit budgétaire qui a été ramené à 13,2 milliards de DH en février, en amélioration de 30% sur un an, devrait réduire la présence du Trésor sur le marché.
    Sur le compartiment privé, l’environnement de taux bas a propulsé les opérations des entreprises. Les sociétés de financement ont émis 6 milliards de bons homonymes en 2014 après une seule opération de 40 millions de DH l’année précédente. Les émissions de billets de trésorerie ont, elles, légèrement augmenté alors que les emprunts obligataires ont battu le record de 11,4 milliards de DH enregistré en 2010. En revanche, les banques ont réduit leurs interventions sur le marché des certificats de dépôts. Leurs levées ont décroché de 19% en 2014 et le mouvement se poursuit depuis le début de l’année. La contribution libératoire a permis aux établissements de drainer un peu plus de fonds que les dernières années. Les dépôts de la clientèle ont augmenté de 7% contre une hausse moyenne inférieure à 5% sur les trois années précédentes. Une partie de ces dépôts n’est pas rémunérée, ce qui est encore plus avantageux pour les banques. Par ailleurs, les mécanismes de Bank Al-Maghrib, notamment les refinancements adossés aux crédits accordés au TPME, concourent au recul des émissions des certificats de dépôts. Sur les autres marchés, particulièrement des billets de trésorerie, le début d’année est également moins actif.
    Pour les investisseurs, les conditions sur ce compartiment sont moins alléchantes. La baisse des rendements des bons du Trésor et des titres corporate va les pousser à trouver de nouvelles alternatives de placement. L’étroitesse du marché ne leur laisse pas beaucoup de choix. La Bourse, surtout, devrait profiter des arbitrages. La hausse du Masi, malgré des résultats mitigés des sociétés cotées et les difficultés de quelques grandes entreprises de la place, en témoigne. Il faut dire que les actions préférées des institutionnels se comportent mieux depuis plus d’un an.
    F.Fa
     

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