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Analyse

Secteur meunier
La subvention qui plombe l’activité

Par L'Economiste | Edition N°:4508 Le 20/04/2015 | Partager
Recul du tiers du volume de la farine nationale de blé tendre
Le délai de paiement atteint six mois

Le prix de revient d’un quintal de farine nationale de blé tendre, sorti de la minoterie est de 325,40 DH dont il faut déduire le montant de la subvention qui est de 143 DH/quintal. En principe, le prix de vente au public majoré des frais d’approche est de 2 DH/kg. Un niveau, peu ou pas du tout pratiqué sur le marché

De grandes avancées ont été franchies par le secteur meunier. Certaines minoteries sont au top du standard international et ont réussi l’intégration de l’ensemble de la chaîne de valeur. Mais  un grand nombre non négligeable reste à la traîne et concentre son activité sur la farine nationale de blé tendre (FNBT). Or, de l’avis de nombreux opérateurs, la subvention de ce type de farine est la source de tous les maux auxquels est confronté le secteur meunier dans son ensemble. Les dysfonctionnements sont légion. Non respect du prix, mal répartition des quotas, défaut de qualité, vente conditionnée…A tel point que la désaffection vis-à-vis de la FNBT s’est installée parmi les minotiers les mieux structurés. Le constat dressé par une récente étude du ministère délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance est édifiant à cet égard. Près de 65% des moulins consacrent moins de 30% de leur écrasement à de la farine subventionnée. Et sur un total de 134 minoteries chargées de la fabrication de la FNBT, la quantité non exécutée des quotas est estimée à 50.000 quintaux, rien que sur le 1er trimestre 2014. A elle seule, la région de Meknès-Tafilalet participe pour le quart à cette «défaillance».
Pour les enquêteurs du département de Mohamed El Ouafa, le phénomène s’explique par la non disponibilité de distributeurs dans certains centres bénéficiaires qui alimentent le milieu rural. Certains minotiers sont même contraints de louer leurs camions à la Société nationale de transport et logistique, faute d’activité propre. Mais d’autres raisons expliquent la désaffection des minotiers à l’égard de la FNBT.
Pour la majorité d’entre eux, c’est la mauvaise qualité du blé tendre livré par les organismes stockeurs suite aux appels d’offres lancés par l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses. La même majorité se plaint également du délai de paiement qui grève leur trésorerie. Il atteint jusqu’à six mois, voire plus.
D’autres meuniers redoutant des contrôles préfèrent s’abstenir de fabriquer cette farine. Et pour cause! Ils ne disposent pas de laboratoires équipés pour vérifier la qualité de leurs produits.
Cependant, le secteur affiche, pour la majorité, un faible taux d’utilisation de la capacité d’écrasement, en raison de la saturation du marché de la farine dans son ensemble. A telle enseigne que la guerre des prix y fait rage. (Voir article page 6).
Quant à la farine nationale de blé tendre, le volume écrasé et subventionné est en baisse tendancielle depuis quelques années. De 12 millions de quintaux, il ne porte actuellement que sur un peu plus de 8,5 millions, soit 20% de la production globale de blé tendre. Et les Forces armées royales ne consomment plus ce type de farine. Leur dotation avoisinait les 2 millions de quintaux.
A. G.
 

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