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    Société

    Chico & The Gypsies Un artiste dans la tourmente

    Par L'Economiste | Edition N°:4505 Le 15/04/2015 | Partager
    Le fondateur des Gipsy Kings, victime d’usurpation
    Venu à la rencontre de son public marocain
    Il s’explique sur le vol de son identité

    Le fondateur des Gipsy Kings, Chico, pose ici aux côtés de Kassaka, le plus jeune chanteur et musicien du groupe Chico & The Gypsies, fondé en 1992. Il était à Marrakech pour parler de son affaire d’usurpation et revenir sur ses 40 ans de carrière

    «Je suis marocain!». Il était important de le dire car peu de personnes le savent. Jahloul Bouchikhi, le célèbre Chico, fondateur des Gipsy Kings aux 25 millions d’albums, est né en France d’un père Oujdi. Quarante ans d’une carrière flamboyante dont l’artiste est venu parler à Marrakech, “avec tous ceux qui me suivent ici au Maroc, ce pays d’origine que j’aime tant”. Mais il ne s’agissait pas seulement de promotion. Ce qui l’a poussé à parler est cette affaire de tentative d’usurpation de son identité. En effet, au même moment, l’artiste était annoncé dans un établissement marrakchi pour un concert. Sauf que celui qui s’est produit ce soir là, sous le nom de son groupe, fondé en 1992, Chico & The Gypsies, s’appelle José-Louis Castillo. Et ce n’était pas son premier coup d’essai. En France, sa première condamnation pour l’utilisation illégale de la notoriété de l’artiste remonte à 1998. Malgré de nombreux procès et un montant de 100.000 euros qu’il est condamné à verser en réparation des préjudices, l’imposteur continue de se produire au gré de contrats peu scrupuleux et en toute impunité. Alors quand Chico a su que Castillo sévissait aussi au Maroc, c’était l’affaire de trop.
    Il semblerait que les erreurs d’identité sont inscrites dans l’ADN de l’artiste. Beaucoup plus tragique, il revient sur l’histoire de ce frère, Ahmed Bouchikhi, tué en 1973 par des agents du Mossad israélien, qui l’avaient confondu avec Ali Hassan Salameh, numéro deux de l’OLP à l’époque. Un drame familial, qui lui a valu d’être nommé en 1996 ambassadeur pour la paix de l’UNESCO. Le rapport? Chico avait, bien des années après l’assassinat, accepté de se produire devant Shimon Peres et Yasser Arafat, lors du premier anniversaire des accords de paix à Oslo en 1994. Une photographie emblématique des mains serrées entre les 3 hommes était à l’origine de cette nomination par l’organisation des nations unies, parrainée par le commandant Cousteau.
    Croire à son destin et surtout le prendre en main, c’est un peu ce qui a amené Chico à se produire partout à travers le monde, avec un groupe qui a bien connu les box offices français et étrangers. Rappelons quand même que celle qui lui ouvre les portes de la gloire, touchée par sa musique et sa parfaite maîtrise de la guitare, n’est autre que Brigitte Bardot. Définitivement, une bonne étoile brille sur sa tête.
    Stéphanie JACOB
     

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