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    Politique

    Elections: Chabat cible la première place

    Par L'Economiste | Edition N°:4505 Le 15/04/2015 | Partager
    L’Istiqlal se dit fin prêt pour la bataille
    Il mise sur la formation continue de ses cadres
    Et se positionne en futur chef de gouvernement

    S’il est resté nuancé sur le choix de la personne, laissé au Souverain, Hamid Chabat s’est positionné comme futur chef du gouvernement. Pour lui, «l’arrivée du PJD était une parenthèse dans l’histoire politique marocaine»

    Hamid Chabat défie le chef du gouvernement, qui prétend que l’opposition veut reporter les communales, à organiser des élections anticipées. Le secrétaire général de l’Istiqlal,  qui était l’invité du Forum de la MAP hier, a rappelé que le gouvernement n’était pas prêt pour organiser cette opération. Même les textes en relation avec les élections ne sont pas encore examinés au Parlement, à l’exception de celui de la région. Pour lui, l’Istiqlal est fin prêt pour mener la bataille. D’ailleurs, il cible la première place lors des prochaines élections communales et régionales. Cela devrait suivre aux élections législatives.
    S’il est resté nuancé sur le choix de la personne, laissé au Souverain, Hamid Chabat s’est positionné comme futur chef du gouvernement. Il a ainsi abordé les grandes questions de l’heure comme l’éducation, la santé, les investissements, le coût de la vie… «La politique du gouvernement sera sociale par excellence», avant de rappeler que «l’arrivée du PJD était une parenthèse dans l’histoire politique marocaine».
    Par ailleurs, l’Istiqlal est en train de tenter une expérience: la préparation du programme électoral est confiée à une commission spécifique co-présidée par Karim Ghellab et Rahal El Makkaoui. Pour cela, le parti organise des portes ouvertes au niveau de ses sections à l’échelle nationale jusqu’à fin mars. «La plateforme du programme électoral doit être une émanation des citoyens et doit tenir compte de leurs priorités et des situations locales», a insisté Hamid Chabat. Ce dernier a tenté une comparaison avec le PJD. L’Istiqlal gère 350 communes à travers le pays alors que son rival n’est à la tête que d’une dizaine de collectivités locales qui connaissent des problèmes de gestion, dit-il. Pour convaincre, il a donné des exemples de Aboubakr Belkora, ancien président de la municipalité de Meknès, des présidents de Larache, de Midelt et de Jamaâ El Moatassim, actuel directeur de cabinet du chef de gouvernement, qui sont devant la justice. Hamid Chabat a rappelé «la plainte de l’Istiqlal déposée contre Abdelilah Benkirane et restée sans suite, qui avait affirmé au Parlement que des dirigeants de l’Istiqlal disposaient, de façon illégale,  de comptes et de patrimoines à l’étranger».
    Sur le plan interne, il a mis en avant la bonne santé de l’Istiqlal, à travers 27 organisations parallèles et sa capacité à couvrir les 1.500 communes à travers le pays. Le parti organise des meetings régulièrement et qui connaissent une grande affluence, a rappelé le secrétaire général. Toutes les régions ont été visitées. Quant au nombre des nouvelles adhésions, avec des cartes électroniques, il s’élève à 10.000 par mois, dit-il.   
    Le secrétaire général de l’Istiqlal mise également sur la formation continue. Un cycle, monté avec des organisations internationales comme l’Institut démocratique américain et la Fondation Adenauer, a profité aux inspecteurs du parti, aux futurs directeurs de campagne et aux potentiels candidats aux futures élections. Cette formation porte sur notamment la communication, la conduite des élections, les stratégies d’action et l’élaboration des programmes politiques. L’idée est de former les cadres du parti dans les domaines de la gestion publique. Même les futurs ministres, secrétaires généraux et directeurs centraux des ministères doivent transiter par ce canal, dit-il. Pour cela, une académie de formation, avec des locaux d’une capacité d’accueil de 2.000 personnes, sera créée à Casablanca et Fès.

    Plainte

    La prétendue romance entre deux ministres du gouvernement Benkirane continue de faire des vagues. Hamid Chabat, qui avait déjà évoqué ce sujet lors d’un rassemblement de l’Istiqlal, a de nouveau remué le couteau dans la plaie. Le patron de l’Istiqlal a annoncé qu’il «est prêt à comparaître devant la justice pour défendre sa position dans ce dossier». Surtout, Habib Choubani avait déjà formulé sa volonté de déposer plainte. N’ayant reçu aucune convocation dans ce sens pour l’instant, Chabat a estimé qu’il a «joué son rôle en tant que force d’opposition». Celle-ci a pour mission, selon lui, «de mettre à nu les scandales impliquant des membres du gouvernement». Il a aussi considéré que «même les affaires privées des ministres, qui sont des personnalités publiques, doivent être transmises au peuple, surtout quand elles sont relatives à la moralité».

    M. C.

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