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    Economie

    Audiovisuel
    Les leçons de l’expérience canadienne

    Par L'Economiste | Edition N°:4505 Le 15/04/2015 | Partager
    L’essentiel des foyers abonnés à des bouquets payants
    Le marché francophone plombé par son étroitesse
    Une réforme en cours pour des abonnements à la carte

    Jean Pierre Blais, président du CRTC, un organisme public canadien chargé de la supervision et la réglementation de plus de 2.000 diffuseurs qui comprennent des services de télévision et des stations de radio en plus des sociétés de distribution

    Au moment où le Maroc prépare le passage à la télévision numérique à partir de juin prochain, il est important de s’inspirer des expériences d’autres pays, plus en avance en matière de développement du marché audiovisuel. Surtout que les évolutions technologiques poussent vers une reconfiguration de ce marché, à travers l’entrée en jeu de nouveaux acteurs, comme les distributeurs de contenu audiovisuel sur internet. C’est dans ce cadre que la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a organisé une rencontre avec les responsables du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (CRTC), hier à Rabat.
    L’idée est de mettre en avant les principaux aspects du modèle économique en vigueur dans le paysage audiovisuel canadien. Jean Pierre Blais, président du CRTC, a fait savoir que le Canada compte 140 services autorisés, dont les 2/3 sont constitués de chaînes canadiennes, qui opèrent dans le cadre de licences délivrées par le Conseil. «Il s’agit essentiellement de chaînes thématiques payantes». Il faut souligner qu’en plus des recettes publicitaires, les chaînes sont en grande partie financées par les abonnements. La quasi-totalité des ménages canadiens (92%) sont abonnés à des bouquets de chaînes télé. Néanmoins, le marché audiovisuel canadien semble évoluer à deux vitesses, vu la différence de la situation entre parties francophone et anglophone. Au moment où cette dernière semble disposer de plus grandes perspectives, avec la possibilité d’exportation du contenu produit, notamment vers les Etats-Unis, le marché francophone souffre de son étroitesse. «Ce qui pose de véritables défis de financement», est-il indiqué. Aujourd’hui, cette autorité de régulation audiovisuelle canadienne mène une réforme du secteur, visant à répondre aux attentes des citoyens.
    Car, ce processus a été entamé suite à un débat avec les citoyens, baptisé «Parlons télé». En effet, «d’ici mars 2016, les Canadiens pourront faire leur choix d’abonnement à la carte. Même si une grande partie continuera à opter pour les forfaits qui reviennent généralement moins chers», fait-on savoir. Ainsi, le service d’entrée de gamme sera proposé à 25 dollars canadiens. Mais, «les ménages pourront bonifier ce service avec les canaux de leur choix», soulignent le responsable du CRTC. Néanmoins, ces derniers restent conscients des challenges que pose l’entrée en jeu de nouveaux acteurs, notamment les diffuseurs de contenus audiovisuels sur internet, qui animent un marché en pleine progression. Pour lui, «le développement du contenu télévisuel sur internet risque de poser un défi au modèle économique en vigueur. Surtout si beaucoup de personnes s’orientent vers ce réseau qui connaît la présence d’acteurs non réglementaires». Plusieurs artistes et maisons de production se sont élevés dernièrement contre la diffusion de contenus audiovisuels gratuitement sur certains sites de streaming.o
    M. A. M.          
     

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