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    Economie Internationale

    Les recettes du FMI pour stimuler l’investissement privé

    Par L'Economiste | Edition N°:4500 Le 08/04/2015 | Partager
    Investir dans les infrastructures, s’attaquer au surendettement
    La croissance potentielle varie selon les pays

    L’investissement privé est le moteur de croissance. Justement, c’est sur ce sujet que le FMI a consacré tout un chapitre «L’investissement privé: où est le hic?», dans sa dernière publication sur les perspectives de l’économie mondiale. La faiblesse de l’investissement des entreprises est essentiellement un symptôme de la morosité du climat économique. Depuis la crise financière mondiale, l’investissement fixe privé a reculé de 25% en moyenne dans les pays avancés. Cette chute a touché l’immobilier dans ses deux composantes: le résidentiel (logement) et non résidentiel (entreprises). Le ralentissement a été plus manifeste dans les pays émergents et les pays en développement.
    Le FMI signale une «covariation globalement normale de l’investissement des entreprises et de la production». Ainsi, des entreprises confirment que l’insuffisance de la demande de leurs clients constitue le principal frein à leur production. En France, le gouvernement compte dévoiler, aujourd’hui 8 avril, des mesures censées encourager les entreprises à remonter la pente. Pour le secteur de l’assurance, l’exécutif lance un fonds d’investissement de 500 millions d’euros, destiné aux PME. De même, BpiFrance va augmenter ses prêts, tandis que Bercy doit mettre au point un mécanisme fiscal de soutien à l'investissement. Si ce dernier démarre, l’emploi démarre aussi.
    Pour les économistes du FMI, les politiques budgétaires et monétaires peuvent encourager les entreprises à investir. Il est conseillé aussi d’investir dans les infrastructures pour doper la demande. S’attaquer au surendettement et assainir les bilans des banques qui ont aussi un rôle à jouer.
    La crise financière mondiale est associée à une baisse non seulement du niveau de la production potentielle, mais aussi de son taux de croissance, relèvent les économistes du FMI. Il est prévu que la croissance potentielle augmentera légèrement dans les pays avancés, pour passer d’une moyenne d’environ 1,3% en 2008-2014 à 1,6% en 2015-2020. Cette croissance est bien inférieure aux taux d’avant la crise (2,25% en 2001–2007). Elle s’explique par «l’effet négatif des facteurs démographiques et l’accélération progressive de la croissance du capital par rapport aux taux actuels grâce à la reprise de la production et de l’investissement après la crise».
    Dans les pays émergents, il est prévu que la croissance potentielle continuera de ralentir. D’environ 6,5% en moyenne en 2008–2014, elle passera à 5,2% en 2015-2020. Ce déclin résulte du vieillissement de la population, des contraintes structurelles qui pèsent sur la croissance du capital et du fléchissement de la productivité totale. Il est essentiel d’opérer des réformes et de soutenir la recherche-développement pour accroître l’offre et favoriser l’innovation. Il est aussi question d’améliorer le climat des affaires et les marchés de produits, ainsi que d’encourager l’accumulation de capital humain.


    Fatim-Zahra TOHRY

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