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    Politique

    Lachgar pointe le climat d’insécurité

    Par L'Economiste | Edition N°:4500 Le 08/04/2015 | Partager
    Préparation des élections sous fond de menaces terroristes
    L’USFP introduit une plainte contre X
    Lachgar sur la liste des personnes menacées

    Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, a critiqué l’absence de mesures particulières en dépit des menaces terroristes qui lui ont été adressées

    Près de deux semaines après avoir été reçu par les conseillers du Roi en compagnie des autres chefs des partis de l’opposition, Driss Lachgar est revenu sur les implications de cette rencontre, lors du forum de la MAP, tenu hier à Rabat. Le premier secrétaire de l’USFP a expliqué que «la demande de l’arbitrage royal s’est faite en vertu de l’article 42 de la Constitution». Et le Souverain «a fait preuve de réactivité, en donnant des instructions à ses conseillers pour se réunir avec le chef du gouvernement concernant ce sujet», a-t-il ajouté. Car, «nous sommes l’opposition de Sa Majesté, autant que la majorité forme le gouvernement de Sa Majesté, comme cela est le cas dans les grandes démocraties à l’image de la Grande-Bretagne», a expliqué Lachgar. L’idée était de remédier aux déséquilibres constatés entre les institutions, a-t-il dit. Surtout à l’approche des élections dont la préparation se déroule dans un contexte tendu, marqué par des menaces terroristes à l’égard d’acteurs politiques, comme l’a noté le patron du parti de la rose. Pour lui, «les élections doivent avoir lieu dans un contexte sain et non pas dans une ambiance d’insécurité». En effet, Driss Lachgar figure sur la liste des personnalités politiques, civiles et militaires, menacées par certains groupes terroristes. Il n’a pas hésité à critiquer ceux «qui adoptent un discours religieux, et divisent la société entre bienveillants et malveillants». Car, pour lui, «au-delà des exécutants des menaces et actes terroristes, il faut s’attaquer à ceux qui assument la responsabilité morale, qui excommunient les gens et appellent à leur assassinat». D’ailleurs, certains cheikhs salafistes avaient appelé au meurtre de Driss Lachgar, dont notamment Abou Naïm, suite à ses positions sur certaines questions comme l’héritage. «Nous avons refusé de nous positionner en tant que partie civile dans cette affaire. Mais, actuellement, nous avons constaté que la situation a changé, dans la mesure où il s’agit d’un réseau organisé». Quoi qu’il en soit, le bureau politique de l’USFP s’est réuni cette semaine pour statuer sur cette question. Les résolutions prises consistent à présenter une plainte contre X. Et «nous allons demander la convocation de tous les responsables moraux, sur la base de leurs déclarations ou des positions qu’ils ont manifestées», a fait savoir Lachgar. Les membres du bureau politique de l’USFP ont également demandé une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, pour discuter de cette situation. Le patron de l’USFP n’a pas hésité à critiquer le fait que «certains membres du gouvernement bénéficient de voitures blindées et de garde rapprochée, alors qu’ils sont censés protéger les citoyens et non pas leur personne». Parallèlement, «nous n’avons pas constaté de mesures particulières, lors de nos rassemblements, en dépit des menaces qui nous ont visés. Or, au-delà de nous-mêmes, nous sommes plus soucieux de la sécurité des citoyens qui assistent à nos rencontres partisanes», a-t-il noté. L’idée d’une garde rapprochée fait son chemin, même si Lachgar a nié en avoir fait la demande.

    M. A. M.

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