×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    A la découverte du patrimoine rbati

    Par L'Economiste | Edition N°:4500 Le 08/04/2015 | Partager
    Une première édition du 17 au 19 avril à Rabat et à Salé
    Au programme: Visites guidées, conférences et animations culturelles

    La Kasbah des Oudayas fut construite au XIIe siècle par la dynastie Almoravide. En 2012, elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle fait partie des lieux à découvrir ou à redécouvrir lors des journées du patrimoine

    L’Association Rabat-Salé Mémoire (RSM) qui a vu le jour il y a près d’un an, en mai 2014, prend les devants et organise, la première édition des Journées du patrimoine (JDP) du 17 au 19 avril. Cet évènement qui aspire à devenir annuel, s’inspire fortement de l’expérience de Casamémoire qui tient cette année du 15 au 22 avril la 7e édition de  ses JDP. L’ambition de RSM est de fédérer deux entités urbaines autour d’une seule entité naturelle, celle du Bouregreg. Mais aussi de préserver, sensibiliser, faire connaître et vulgariser ce patrimoine d’une grande richesse. «L’Association Rabat-Salé Mémoire qui devait raisonnablement voir le jour il y a de nombreuses années est née grâce à l’aide de nos amis de Casamémoire notamment, Rachid Andaloussi. Nous avons été épaulés et nous avons pris conscience qu’il y avait un manque considérable à ce niveau. Compte tenu de la géographie, il n’était pas question de considérer Rabat Mémoire d’un côté et Salé Mémoire de l’autre. Tendanciellement, structurellement et économiquement, aujourd’hui, le grand projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg a amené à reconsidérer cette grande donnée naturelle et humaine», explique Fikri Benabdallah, architecte et président de l’association RSM. A la différence de Casablanca qui possède un patrimoine séculaire, du début du siècle dernier jusqu’à la fin du siècle, qui représente un manifeste des nombreux courants architecturaux contemporains européens, Rabat-Salé  présente cette même donnée,  cumulée avec un patrimoine ancestral multiséculaire. Tout cela avec une troisième composante naturelle, qui est la vallée du Bouregreg. «Le champ d’investigation, de militance, et de réflexion est intense d’une richesse extrêmement significative. Et c’est en cela que nous devons joindre nos efforts et nos combats aux associations qui existent notamment avec des organisations sœurs comme Ribat Al Fath l’Association Bouregreg, pour que nous puissions nous intéresser à d’autres formes d’expressions de la mémoire qui sont les métiers de la musique, de la peinture de la restauration, les lycées…», rappelle le président de RSM. La jeune association a mené  un travail de réflexion très approfondie. Ayant très peu de moyens, et les éléments de la mémoire étant nombreux, divers et d’une grande richesse, il a fallu mettre en adéquation les capacités de mobilisation et les ressources matérielles au bénéfice d’un centrage sur quelques bâtiments emblématiques des deux côtés de l’estuaire de Rabat-Salé. En l’occurrence les Oudayas, le Chellah, le Borj de Salé, Borj Doumoue, Borj Roukni…  En revanche pour l’année prochaine, l’association prévoit de se consacrer à d’autres formes de mémoires plus riches et plus diversifiées. Pour ses premières journées du patrimoine, 3 circuits ont été programmés, donnant l’occasion de découvrir également des lieux habituellement fermés au grand public. Parmi ces circuits: les Oudayas, Salé et le Chellah. Afin de mener à bien ses visites guidées, une quarantaine de militants bénévoles ont été formés par des professionnels, dont des  historiens, archéologues et des conservateurs. La première journée du 17 avril sera consacrée aux écoliers, et la soirée proposera les nuits du patrimoine. Il est important de souligner que la première action de RSM pour sauvegarder un bâtiment en péril a commencé début janvier. En effet, un ilôt urbain et architectural remarquable, dernier témoignage de l’architecture coloniale des années 30 est en péril dans le quartier de l’Agdal. Le promoteur a reçu un accord de démolition pour le bâtiment se trouvant en face des galeries Kays mais l’association a réussi à mobiliser et convaincre les autorités de ne pas démolir. Un sit-in est prévu à ce sujet samedi 11 janvier à 10h30 en face de Kays afin d’éviter de perdre ce patrimoine. «Nous souhaitons alerter l’opinion publique et les pouvoirs locaux du danger de la disparition du dernier témoin vivant d’un Rabat d’antan», note Mehdi El Mejjati, secrétaire général de RSM.

    Nuit du Patrimoine

    Lors de cette première Nuit du patrimoine, qui se tiendra dans différents espaces de la Bibliothèque  Nationale vendredi 17 de 18h à minuit, 8 conférences sont prévues en présence de spécialistes du patrimoine, ainsi que des expositions, des animations musicales et des arts de la rue. L’Ecole nationale du cirque, Shemsy, offrira un spectacle sur l’esplanade de la bibliothèque, et investira également le Chellah, les Oudayas et Borj Al Doumoue le reste du temps. Parmi les conférenciers, Robert Chastel parlera de la piraterie en Méditerranée aux corsaires de Salé, Ahmed Bzioui traitera du sujet, « Les trois faces des Oudayas», et  Rassem Badran, grand nom palestinien de l’architecture, partagera ses expériences de réhabilitation du patrimoine en Palestine, pour n’en citer que quelques-uns.

    Aïda BOUAZZA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc