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    Régions

    Souss/Idmine
    Des locaux commerciaux loués à 8 DH le mois!

    Par L'Economiste | Edition N°:4500 Le 08/04/2015 | Partager
    Patrimoine communal non valorisé, conventions de partenariats non abouties...
    Eau potable, assainissement, électricité, routes... le Conseil communal n’est pas là
    Coup de semonce de la Cour régionale des comptes d’Agadir

    PAS de plan de développement communal, pas de document d’urbanisme, non activation des commissions permanentes… C’est une gestion administrative à vau l’eau que connaît  la Commune rurale d’Idmine, relevant de la Préfecture d’Agadir Ida Outanane. Non seulement le Conseil communal se désintéresse des affaires prioritaires comme l’eau potable, l’électricité et le développement de l’infrastructure routière. Mais de plus, il zappe aussi la programmation initiale des projets de développement. Ce qui l’oblige à changer, continuellement, sa programmation de certains projets, pourtant déjà retenus par le Conseil ! Les conventions de partenariats conclues entre la commune et d’autres partenaires ne sont pas mieux loties. Pour exemple, l’édification et l’aménagement d’un centre commercial à «Ikhrdidne n’a pas abouti. Sachant qu’il existe, depuis 2009, une convention de partenariat avec l’INDH pour le financement de ce projet. Ce sont quelques-unes des lacunes relevées par les magistrats de la Cour régionale des comptes d’Agadir dans leur rapport. Ils recommandent ainsi à la commune d’œuvrer pour que le territoire soit recouvert par un document d’urbanisme adéquat. De préparer un plan de développement communal tout en réalisant les projets qui y sont programmés. Et de même,  d’activer les commissions du conseil communal pour une meilleure gestion administrative.
    Par ailleurs, il faut préciser que plusieurs services nécessaires au fonctionnement de l’administration communale n’existent tout simplement pas. C’est le cas du service du patrimoine communal, du service chargé de la police administrative, du service chargé de l’urbanisme. Pas de service chargé de la comptabilité et du budget non plus. Ni du service technique, ni du bureau sanitaire et du parc communal! Sans parler du chevauchement des prérogatives entre les différents services déjà existants, doublé d’une faible coordination entre eux. Une désorganisation totale à laquelle il est urgent de remédier au niveau de l’organigramme de la commune, selon le rapport. Pas mieux du côté de la gestion financière de la Commune rurale d’Idmine, qui baigne dans le flou, la régie des recettes souffrant d’un manque prononcé en ressources humaines. En effet, seuls le régisseur de recettes et son suppléant se chargent d’accomplir l’ensemble des missions dévolues à la régie à savoir la détermination de l’assiette fiscale, recouvrement des taxes et impôts exigibles, tenue des registres comptables et de la caisse. Les recettes communales ne font pas non plus bonne figure. En effet, près de 80% des locaux commerciaux, se trouvant dans deux souks hebdomadaires «Arbiaâ Asaka» et «Assif Ayik» sont occupés pour une redevance mensuelle de huit (8) DH par local ! Alors que près de 75% des tables de boucherie sont exploitées pour une redevance n’excédant pas six (6) DH ! Et malgré cela, la commune n’a pris aucune mesure en vue de revaloriser ces redevances, sachant qu’elles n’ont connu aucun changement depuis 1993. Par conséquent, il est vivement recommandé à la commune d’améliorer les recettes du patrimoine à caractère commercial et professionnel.

    Révision des tarifs

    DANS sa réponse, le Président de la Commune rurale d’Idmine explique qu’un plan de développement communal sera exécuté à partir de 2015, les crédits budgétaires pour sa réalisation ayant été enregistrés au budget 2014. Concernant le plan de développement du centre d’Idmine, à vocation agricole, il a été refusé par le Conseil communal lors de la session ordinaire d’avril 2002 pour plusieurs raisons. Dont, risque d’inondation, réclamation des habitants et domination de domaine forestier. Le Président a par ailleurs déclaré que la commune procédera à la révision des tarifs d’occupation des boutiques et des étals de bouchers pour une meilleure revalorisation.

    De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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