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    Méga-campus
    L’université Hassan II vise le top mondial

    Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
    Plus de 93.000 étudiants et 2.100 professeurs
    Objectif: devenir un haut lieu de recherche avancée
    L’employabilité et la lutte contre l’abandon des étudiants, les défis

    Avec 93.932 étudiants, 2.136 enseignants et 18 établissements, l’université Hassan II de Casablanca est désormais la plus grande université au Maroc. Fruit de la fusion entre les universités de Aïn Chock et de Mohammedia, dont l’opérationnalisation a démarré en septembre 2014, elle décline enfin son projet de développement. La structure ambitionne de se classer parmi le top 1.000 mondial et le top 10 régional d’ici 2018. Elle s’inscrit ainsi dans une logique de rupture avec le passé. «L’université doit être parfaitement intégrée à son environnement socio-économique», insiste Driss Mansouri, son président. Une chaire avec la région est déjà en projet. Elle prévoit des travaux de recherches sur plusieurs aspects, dont la mobilité urbaine et les smart cities. La formation du personnel communal est également au menu.
    L’université compte aussi relever le défi de l’employabilité de ses  lauréats, un chantier jusque-là relégué au second plan, en les dotant des compétences nécessaires et en leur inculquant l’esprit d’entrepreneuriat. Mais il faudra d’abord s’attaquer aux énormes taux d’échec et d’abandon des étudiants. La méga-structure se donne pour objectif de faire passer le taux moyen de réussite en licence d’études fondamentales (LEF) de 35 à 45% d’ici 3 ans. Et de réduire celui d’abandon, en le ramenant de 22 à 15%. «Nous enregistrons des taux de déperdition importants. Nous devrons donc renforcer le tutorat, l’orientation et la réorientation, la coordination avec la formation professionnelle…mais aussi l’apprentissage des langues, puisque c’est un facteur de décrochage», confie Mansouri.
    L’université Hassan II aspire, en outre, à se transformer en haut lieu de recherche avancée, en portant la production scientifique de 0,2 à 0,3 publication par enseignant chercheur et par an dans des revues indexées, d’ici 2018 (650 publications par an à terme). Elle vise aussi l’édition de 20 ouvrages par an, deux fois plus de thèses de doctorat (350 par an), 30 projets R&D et 15 brevets d’invention chaque année  et au moins 8 chaires industrielles (Lydec, Managem, région,…).

    Les recettes de la formation continue à multiplier par trois

    30 à 40 millions de DH, c’est ce que rapporte chaque année la centaine de formations continues de

    l’université Hassan II de Casablanca, dont une majorité de licences professionnelles (41%). Il est possible de tripler, voire de quadrupler ce montant, selon ses responsables, «à condition de mieux réglementer cette formation dédiée aux professionnels, et de la mettre au service de la formation initiale».

     

    La gestion de la massification fera également partie des priorités. A travers l’optimisation du foncier, jusqu’à 5.000 places supplémentaires pourraient être créées. De nouveaux campus devront, par ailleurs, être créés afin d’accueillir 30.000 nouveaux étudiants à l’horizon 2017-2018, dont deux à bouskoura et à Zenata. Mais pas question de construire de grands amphis. «Avec les nouvelles méthodes d’apprentissage et l’enseignement à distance ce modèle-là est révolu. Nous ne construirons que des salles de 200 à 300 places», précise Mansouri.
    Un comité de management du changement sera créé afin d’accompagner la transition. L’université se dotera aussi d’un nouveau système d’information afin de muer vers le numérique, avec une stratégie et un département dédiés. La vie universitaire aura également droit à un département au lieu d’un service.
    Les enseignants chercheurs, quant à eux, ils devront suivre des formations en pédagogie (10% par an), qui seront obligatoires pour les nouvelles recrues, afin de leur permettre de «mieux transmettre leurs savoirs».
    La fusion sera consolidée sur la période 2015-2018. Des enquêtes de satisfaction seront menées et des indicateurs de suivi seront mis en place. Le plan d’action est, néanmoins, toujours en cours de validation au conseil d’université.
    Le nouveau découpage régional regroupant Settat et El Jadida, avec leurs deux universités, au Grand Casablanca ne donnera pas lieu à de nouvelles fusions. «Il y a trop de distance entres les trois structures et la gestion risque d’être délicate. Nous créerons en revanche un groupement d’universités afin de leur permettre de soumissionner ensemble à des projets ou d’acheter des équipement en commun», prévoit le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi. Des amendements de la loi 01-00 régissant l’enseignement supérieur sont également en cours d’examen au Conseil supérieur de l’éducation. Ils permettront au méga-campus de Casablanca de tenir compte de ses nouvelles contraintes (voir interview ci-après). 

    La plus grande au Maroc

    • 18 établissements
    • 6 campus
    • 302 formations accréditées
    • 93.932 étudiants
    • 2.136 enseignants
    • 1.120 administratifs
    •  94 laboratoires
    • 5 centres de recherche
    • 10 centres d’études doctorales
    • 4 pôles de compétence
    • 2 plateformes technologiques
    • 1 observatoire
    • 403 publications indexées
    • 153 publications non indexées
    • 424 thèses soutenues
    • 27 brevets et droits d’auteur
    • 42 formations doctorales
    • 76 conventions de partenariat, dont 45 à l’international

    Ahlam NAZIH

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