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    Economie Internationale

    Ce que recommande l’OCDE à la France

    Par L'Economiste | Edition N°:4498 Le 06/04/2015 | Partager
    Réforme du marché du travail, réduction du poids des dépenses publiques
    Fournir un enseignement de qualité et améliorer la compétitivité

    La croissance du PIB de la France ne dépasserait pas à fin mars 0,4% et 0,3% au 2e trimestre, selon l’Insee. Le taux de chômage, qui a atteint la barre des 10% de la population active fin 2014, devrait continuer à augmenter jusqu’à 10,2% sur le 1er semestre

    AVEC un euro au niveau du dollar et des taux d’intérêt très bas, il n’est pas exclu d’entrevoir une croissance plus élevée ##img0##en France (notre principal partenaire économique). L’Insee prévoit une croissance de 0,8% cette année. Le gouvernement et l’OCDE sont plus optimistes, ils prévoient respectivement 1% et 1,1%.
    Mais attention, avec la hausse du taux de chômage, la situation est accentuée par des finances publiques fragiles, sur fond de déficit chronique et d’endettement en hausse. La dette publique s’approchera de 100% du PIB en 2016, selon l’OCDE.
    Un niveau pas encore stabilisé qui serait difficilement soutenable si les taux d’intérêt commençaient à remonter. Pour relancer la croissance et l’emploi, l’Organisation publie dans son étude économique consacrée à la France une liste de recommandations dont voici les principales:

    Réformer le marché du travail, une priorité: La réglementation des contrats à durée indéterminée est un frein à la mobilité de la main-d’œuvre et crée un dualisme vis-à-vis des contrats à durée déterminée et temporaires, en particulier pour les jeunes. Pour résoudre ces difficultés, Paris peut simplifier et raccourcir les procédures de licenciement, notamment en réformant la justice prud’homale.
    En réduisant simultanément le coin fiscal, tout en évitant les augmentations discrétionnaires du salaire minimum, le coût du travail sera plus compétitif.
    Limiter les dépenses publiques: Elles représentaient 57% du PIB en 2014, soit l’un des ratios les plus élevés de l’OCDE. Objectif: alléger la pression fiscale, en particulier sur le travail. Des économies importantes peuvent être obtenues en rationalisant l’organisation, les dépenses et les mandats des collectivités territoriales, et en contrôlant mieux les dépenses sociales liées aux systèmes de santé, de retraite et d’assurance chômage.
     Améliorer la formation professionnelle: Elle souffre d’une gouvernance complexe. De nouvelles mesures peuvent être prises pour améliorer les contrôles de qualité, garantir un financement et une gouvernance appropriés des systèmes d’éducation et de formation professionnelle, y compris l’apprentissage.
    Favoriser la concurrence: Il est recommandé de continuer de libéraliser les professions réglementées en limitant les champs d’activité sur lesquels elles possèdent un droit exclusif. Ceci peut se faire en supprimant les tarifs réglementés dans les secteurs potentiellement concurrentiels et en abandonnant graduellement les pratiques de numerus clausus. Il est aussi conseillé de confier à une institution indépendante un examen complet de toutes les réglementations en place s’appliquant aux entreprises suivant les principes du «Manuel pour l’évaluation de la concurrence» de l’OCDE. Globalement, l’Organisation reconnaît les réformes positives engagées pour améliorer la productivité et la compétitivité, comme le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), le Pacte de responsabilité et de solidarité, outre les efforts en matière de simplification administrative. Le projet de loi, «pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques», en cours de discussion et la réforme annoncée du dialogue social vont aussi dans la bonne direction.

    La réponse de Hollande

    Vendredi 3 avril, François Hollande, le président français, a annoncé une série de mesures en faveur de ##img1##l’investissement des entreprises. Parmi elles, un mécanisme fiscal de soutien à l’investissement. Les assureurs avaient créé un fonds de 500 millions d’euros pour investir dans le capital des entreprises, il va être opérationnel dès le mois prochain. Par ailleurs, les prêts de développement des entreprises de la Banque publique d’investissement vont être portés à 8 milliards d’euros.

    Fatim-Zahra TOHRY

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