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    Culture

    A la découverte de «Murmuration» de Omar Berrada

    Par L'Economiste | Edition N°:4498 Le 06/04/2015 | Partager
    Une exposition qui se tient à la galerie Nadar jusqu’au 25 avril
    Dernières œuvres: peintures, sculptures, installation

    Sculpture en métal de Omar Berrada (70x80cm), dévoilant son univers insolite et faisant voyager le spectateur dans un monde peuplé d’oiseaux et haut en couleur

    L’écrivain, artiste peintre et sculpteur  Omar Berrada expose une nouvelle fois ses dernières œuvres à la galerie Nadar à Casablanca jusqu’au 25 avril. L’exposition intitulée «Murmuration» présente des peintures, des sculptures, mais aussi une installation reprenant le mouvement majestueux et gracieux de cette nuée d’oiseaux qui forment la «murmuration», terme anglais donné à ce phénomène. L’artiste est passionné par cette danse d’oiseaux que l’on peut observer en ces débuts de printemps. «C’est à partir du plafond très haut de la galerie Nadar que j’ai imaginé cette installation de sculptures d’oiseaux de différentes couleurs et de différentes formes qui descendent du plafond formant cette murmuration. Et autour de cette installation répondent en chœur d’autres sculptures et des tableaux», explique l’artiste. L’érotisme et la sexualité sont très présents dans les œuvres de Berrada, mais de manière très poétique et imagée.
    Omar Berrada est né à Fès au sein d’une grande famille avant-gardiste qui baigne dans l’art. Son oncle enlumineur et calligraphe l’initie très jeune au dessin. Son frère, artiste également, un des premiers lauréats de l’Ecole des beaux-arts de Toulouse, a influencé son parcours. Il passera naturellement à la peinture pour ensuite retranscrire ses personnages en sculptures. En 1992, lorsqu’il crée la revue «Les Alignés», carrefour des artistes, peintres et poètes, avec son frère, une rencontre va bouleverser Omar Berrada, celle de Saladi. Suite à cette rencontre, le monde fantasmagorique de Saladi lui ouvre un nouvel univers, et il se met à créer ce qu’il ressent, sur toile, puis sur papier, puis sous forme de sculptures métalliques. Mais par pudeur, l’artiste choisit de ne pas dévoiler son art au grand public. Son art est intime et personnel. «Pour moi, il y a une différence entre l’écriture et la peinture. A travers l’art, on se dénude quelque part. Dans mon écriture, je ne parle pas de moi-même, je parle des autres», souligne Omar Berrada. C’est presque malgré lui, et quelque part obligé par un ami, qu’il exposera ses œuvres en 2011, à la 48 Art Gallery à Marrakech auprès de Mahi Binebine, Florence Arnold et Abdelilah Rais. A partir de 2012, il investit les galeries casablancaises. Il participe à une exposition collective à la galerie Jad. En 2013, il expose individuellement à la galerie Nadar, puis à nouveau en 2014 en binôme avec Abbes Saladi, à l’occasion des 40 ans de la galerie. Fin 2014, il est au musée du Revellin à Ceuta pour un solo show. Du côté de la galerie Nadar, il s’agit de la galerie pionnière à Casablanca. En 1974, elle est ouverte par Leïla Faraoui, qui fait d’elle la première femme arabo-musulmane à ouvrir une galerie d’art dans le monde. Celle-ci a toujours privilégié l’audace et la prise de risque. Elle a exposé les plus grands noms de l’art marocain, tels que Melehi, Kacimi, Charkaoui, Chaibia… Et reste animée par sa passion à travers les nouvelles générations artistiques.

    Aïda BOUAZZA

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