×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Cour régionale des comptes
    Oriental: L’aménagement urbain dans le collimateur

    Par L'Economiste | Edition N°:4498 Le 06/04/2015 | Partager
    Non-respect de la bonne gouvernance
    Absence d’un plan de développement économique et social
    Contributions financières déterminées en l’absence de critères précis

    Plusieurs anomalies ont été relevées par la Cour régionale des comptes d’Oujda. Elles se rapportent au non-respect de la bonne gouvernance dans l’exécution des travaux d’aménagement urbain et des règles de passation et d’exécution des marchés publics. L’absence d’un plan clair de développement économique et social et d’une vision appropriée en matière d’aménageant urbain est également fustigée. Les travaux de voirie et d’éclairage public ont été réalisés par la préfecture sans vision claire fixant des objectifs mesurables et temporels. Et sans hiérarchisation des priorités, planification, suivi et évaluation d’exécution. Le conseil préfectoral ne dispose pas non plus de plan de développement économique et social avec des objectifs précis et permettant de sélectionner les projets prioritaires en arrêtant les délais de leur réalisation. Et ce, contrairement aux dispositions de l’article 36 de la loi n°79.00 portant organisation des préfectures et provinces.
    Il a été aussi constaté une déficience en matière de prévision des contraintes techniques de réalisation pour les travaux d’éclairage public. Ils ont été réalisés en l’absence de diagnostic objectif et d’étude préalable appropriée en vue de définir les besoins et mettre un plan directeur en concertation avec les partenaires concernés. Absence également de procédures claires pour fixer les engagements des partenaires. Les contributions financières des différents partenaires dans les projets d’aménagement urbain ont été déterminées en l’absence de critères précis. De nombreux travaux ont été réalisés au niveau du même site par plusieurs intervenants (la préfecture, la commune urbaine d’Oujda ou encore la société Al Omrane Oujda). A ces imperfections relevées s’ajoute l’absence de mesures nécessaires pour la maintenance et la préservation des ouvrages réalisés. C’est le cas de la place «Moulay El Hassan» qui a nécessité 19 millions de DH pour sa réalisation et qui est aujourd’hui délaissée. Idem pour le retard dans l’exécution du projet de mise à niveau urbaine car de nombreux appels d’offres n’ont été lancés qu’après les dates fixées par le calendrier d’exécution. Un défaut d’évaluation du bilan des différentes conventions de partenariat a été relevé. Bien que nécessaires, les actions de suivi et d’évaluation pour la réalisation des objectifs des conventions de partenariat n’ont pas été formalisées dans des documents afin de rapporter les mesures prises pour les surmonter. Vu ces insuffisances, la Cour régionale des comptes a insisté sur l’importance d’avoir des critères clairs et non discriminatoires d’évaluation des offres, susceptibles de permettre le choix des meilleures offres techniques et financières, tout en précisant les modalités d’évaluation de chaque critère retenu, et, de surcroît, préciser clairement, dans les contrats conclus avec les architectes, les missions dont ils sont chargés et les documents qu’ils doivent élaborer.

    Gestion des imprévus

    DANS sa réponse, le wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la province d’Oujda-Angad explique qu’aucun chevauchement n’a été enregistré entre les marchés de travaux réalisés par chaque partenaire. Chaque marché précisait de façon exhaustive les limites des zones ciblées par les travaux d’aménagement et leurs quantités relatives. Ceci dit, la réponse confirme qu’il ne s’agit pas d’une négligence dans les études et les prévisions des contraintes d’exécution, mais plutôt d’imprévus dans la mise en œuvre des travaux de cet important programme.

    De notre correspondant, Ali KHARROUBI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc