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    Casablanca: Safir promet l’e-administration en 2016

    Par L'Economiste | Edition N°:4498 Le 06/04/2015 | Partager
    Certificats de naissance, de résidence… sur le net
    Bientôt une police municipale

    «C’est plutôt rare qu’un wali s’exprime avec autant de franchise!». Ce constat d’un intervenant traduit bien l’ambiance générale lors d’une rencontre avec Khalid Safir, wali du Grand Casablanca. Ce dernier a fait bonne impression devant plusieurs dizaines d’étudiants et d’invités lors d’une conférence-débat qui s’est tenue jeudi 2 avril à HEM. Rapport de la Cour des comptes, SDL, police municipale, marchands ambulants … le wali n’a éludé aucun sujet, même «ceux qui fâchent». «Les questions se corsent au fur et à mesure», a-t-il fait remarquer non sans humour, avant de répondre patiemment à toutes les sollicitations. Safir a tout d’abord présenté les grandes lignes du plan de développement 2015-2020. L’un des chantiers prioritaires sur lesquels il a planché depuis sa nomination à ce poste fin 2013. Ce plan quinquennal a vu le jour grâce au travail de 9 think-tank thématiques durant plus de 6 mois. «600 participants ont été mobilisés durant 150 réunions pour l’élaboration de ce travail», tient à rappeler le wali.
    Mais si les défis d’une grande métropole comme Casablanca sont gigantesques, les ressources font défaut. «Les 33,6 milliards de ce plan sont loin d’être suffisants. Rien que pour mettre une seule couche d’asphalte aux 5.000 km de voiries que compte la métropole (dont 350 km de grandes artères), il faudra débourser 7 milliards de DH !», tient-il à préciser. Or le budget global de la ville ne dépasse pas les 3 milliards. Les deux tiers de ce montant sont engloutis par la masse salariale et les dépenses de fonctionnement (cf. édition du 27 mars 2015). Résultat: la métropole ne dispose que d’un budget d’investissement de 200 millions de DH/an! Pour obtenir les milliards nécessaires à son plan quinquennal, la ville a dû s’endetter avec la garantie de l’Etat. «Nous sommes entrain de chercher des modes de financement innovants pour pouvoir aller au-delà de ce plan», signale le wali du Grand Casablanca.
    Le chantier de la gouvernance a également été abordé. Avec un conseil communal pléthorique (147 élus), une majorité éparpillée et instable et peu de réalisations, rien d’étonnant que la métropole enregistre les taux de participation aux élections les plus bas  (20% à peine). Pour éluder ces problèmes de gouvernance, l’option des SDL a été retenue, suite à des benchmarks avec plusieurs métropoles internationales ayant réussi leur transformation. «Une ville comme New York est gérée par 50 élus et quelques SDL», rappelle le jeune wali. C’est le cas d’Istanbul aussi qui s’est métamorphosé en une vingtaine d’années grâce aux SDL. «Il s’agit d’un mode de gouvernance qui permet de mieux contrôler le travail et non de s’accaparer les prérogatives des élus», explique Safir. La SDL Casa-prestation pourrait d’ailleurs contribuer à améliorer les recettes de la ville, notamment à travers le recouvrement des taxes locales et le suivi de la gestion des abattoirs, marché de gros…. Et pour mieux organiser la circulation (plus de 1,2 millions de véhicules), le ramassage des ordures, le stationnement ... le wali compte sur l’efficacité de la police municipale qui entrera en fonction dès cette année.

    Erreurs de gestion

    Le dernier rapport de la Cour des comptes n’a pas été tendre avec les autorités locales de Casablanca. Manque à gagner de plusieurs millions de DH, gaspillages de tous genres, mauvaise gestion, non-recouvrement de taxes locales … sont autant de reproches  et de critiques formulés sous le mandat de l’ancien wali. Pour Safir, il s’agit plutôt d’erreurs de gestion, de non-application des procédures et non pas de «détournements ou malversations».

    Aziza EL AFFAS

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