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    Economie

    Ecosystèmes
    Les 1ers maillons opérationnels de la chaîne

    Par L'Economiste | Edition N°:4498 Le 06/04/2015 | Partager
    Renault Tanger table sur une intégration locale de 55% pour 2016
    Un fonds d’investissement de 3 milliards de DH, 1.000 ha de Z.I… promet la tutelle

    «Nous n’avons pas de réelles perspectives pour faire décoller le marché automobile local», signale Jacques Prost, PDG de Renault Maroc. Pour cet industriel, la faiblesse du marché automobile est l’un des principaux freins à l’évolution des différentes chaînes de valeur du secteur. Un handicap qui n’encouragerait pas les majors de l’industrie à s’implanter au Maroc. Le benchmark Maroc-Turquie démontre les marges de progression en termes de parc, de constructeurs, d’équipementiers, d’intégration…

    LE Maroc mise beaucoup sur le concept d’écosystèmes pour redynamiser l’industrie. Celle-ci contribue à hauteur de 14% au PIB. «Nous stagnons sur une contribution au PIB entre 14 et 15%, alors que la moyenne des pays émergents tourne autour de 23%», précise Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie.
    Pour augmenter la contribution industrielle au PIB, «il est primordial d’arriver à un équilibre de la balance commerciale. La clé est de se restructurer en écosystèmes», soutient le ministre de tutelle. Elalamy s'exprimait à l'occasion d'une rencontre organisée le 02 avril par l'Association marocaine des ingénieurs des Mines (AMIM) présidée par Said Ahmidouch (DG de la CNSS).  Cette dynamique systémique avait été lancée, rappelons-le, dans un premier temps dans deux secteurs stratégiques, à savoir les phosphates (Groupe OCP) et le textile. Deux secteurs qui ont opté pour «une structuration volontariste des premiers écosystèmes». L’exécutif a suivi dans un deuxième temps en accompagnant les filières de l’automobile (230 producteurs de pièces de rechange) et de l’aéronautique (110 équipementiers) dans la mise en place de leurs modèles respectifs.

    Renault Tanger: 37% d’intégration...

    Des actions qui ont abouti à la création de 110.000 emplois (entre 2008 et 2012) ou encore à l’augmentation des exportations industrielles de 22%. Autre exemple édifiant, celui du complexe Renault Tanger, l’un des précurseurs en la matière. «Depuis notre arrivée en 2012, nous avons atteint 37% d’intégration. L’objectif pour 2016 est d’atteindre 55% d’intégration locale», annonce Jacques Prost, PDG de Renault Maroc. L’écosystème de la marque au losange est composé de différentes filières: mécanique, électronique, coiffes de sièges, plasturgie, emboutissage, câblage, aciérie ou encore systèmes de sécurité. Des filières auxquelles sont venus se greffer des sous-traitants en matière d’emballage, de biens d’équipements, centres d’essais ou encore des prestations logistiques… «Il faut que chacune de nos filières dispose de manutention au sein même de l’écosystème. Plus encore, il va falloir développer l’amont de manière à disposer d’outillages produits localement», explique le patron de Renault Maroc.  Fort de ces premières expériences probantes, le département de l’Industrie compte capitaliser sur ces acquis, pour étendre le concept à d’autres secteurs comme le ciment, l’agroalimentaire, l’électronique, la pharmacie, l’électricité, la construction navale ou encore le plastique. Ces concentrations à forte valeur ajoutée se greffent généralement autour d’industriels leaders. Des locomotives (c’est le cas de Renault à Tanger) qui servent de noyau dur et qui attirent des fournisseurs de 1er niveau, puis des fournisseurs de 2ème niveau.
    Ce maillage de leaders et de PME implique la création de zones industrielles dédiées qui évoluent en véritables filières technologiques. Une fois opérationnelle, la grosse machine génère des contrats de fourniture à long terme ou encore un transfert technologique et des postes d’emplois, via la création de nouveaux métiers et la sous-traitance au niveau local. Un cercle vertueux qui aurait un effet d’entraînement accélérant l’intégration locale et l’industrialisation sur tout l’écosystème.
    Pour lubrifier cette machine, la tutelle a mis en place un fonds industriel doté de 3 milliards de DH. Le ministère prévoit aussi d’aménager 1.000 ha de ZI en location, des formations dédiées ou encore des produits financiers sur mesure. «L’Etat se doit d’agir en intermédiaire pour orienter le financement vers les écosystèmes. L’on ne peut faire du financement sur la base de prêt à gages», affirme le ministre de l’Industrie.

    A.At

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