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    International

    Nouveau coup contre l’Autorité palestinienne

    Par L'Economiste | Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager
    Un tribunal new-yorkais la condamne à une très lourde amende
    Le jugement est une réponse à l’adhésion de la Palestine à la CPI

    Tel Aviv n’a pas digéré le succès diplomatique de l’Autorité palestinienne après son adhésion à la Cour Pénale International (CPI). Un jury new-yorkais a condamné l'Autorité palestinienne et l'Organisation de libération de la Palestine de payer 218,5 millions de dollars aux familles des victimes des six attentats commis entre 2002 et 2004 en Israël. Ce montant sera forcément triplé en vertu des lois anti-terroristes américaines pour dépasser 655 millions de dollars. Ce jugement met tout le pays  en difficulté. D’abord, parce qu’à la base, la principale source de financement de l’Autorité, ses taxes qui lui sont normalement transférées par Israël, a été gelée au lendemain de la formulation de la demande d’adhésion à la CPI.  Pour le gouvernement palestinien, «la décision n'est que la dernière tentative en date des radicaux anti-paix en Israël d'utiliser le système légal américain pour faire avancer leurs objectifs politiques et idéologiques étriqués».
    La question aujourd’hui est si oui ou non l’Autorité palestinienne réglera l’amende et si elle va en être en être capable. Déjà chroniquement désargentée, elle est prise à la gorge depuis que le gouvernement israélien a cessé de lui reverser les revenus des taxes prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens et transitant par Israël. Déjà avant le jugement de New York, beaucoup s'inquiétaient d'un écroulement de l'Autorité qui ne survit aujourd’hui que grâce à des aides qui se font de plus en plus rares. "Nous ne pouvons pas payer. Nous n'avons pas cet argent", a prévenu Hanan Ashrawi, l’ex-ambassadrice de l’Autorité palestinienne à Bruxelles. Elle s'est dite assurée que dans la mesure où l'Autorité coopère avec la justice américaine, celle-ci ne s'en prendra pas aux avoirs palestiniens aux Etats-Unis. Mais, elle admet quand même, "cette décision arrive à un moment où l'Autorité se bat pour sa survie".
    Si Israël est décidé à mettre à genoux l’Autorité palestinienne (ce qui n’est pas en sa faveur, étant donné qu’elle risque de perdre son unique interlocuteur en Palestine), c’est que son adhésion à la CPI et sa saisie pour les crimes de guerre contre les Palestiniens limiterait drastiquement le mouvement d’un grand nombre de dirigeants israéliens en cas de condamnation. Au niveau international, Israël et certains de ses alliés avancent que cette démarche compliquait la recherche de la paix et le risque qu'elle ne se retourne contre les Palestiniens, susceptibles d'être concernés eux aussi par les investigations.

    La guerre religieuse enflamme la Cisjordanie occupée

    La tension entre Israël et la Palestine bat son plein par la diplomatie interposée aussi bien que sur le terrain. La nuit du mardi, un incendie a endommagé une mosquée d'un village palestinien proche de Bethléem, en Cisjordanie occupée, sur laquelle une étoile de David et des slogans en hébreu ont été tagués. La veille, un jeune palestinien de 19 ans a été tué par des tirs de soldats israéliens lors d'affrontements dans le camp de réfugiés de Dheisheh près de Bethléem. Les soldats ont été attaqués à coups de pierres et de bouteilles incendiaires et, après avoir tenté de disperser les émeutiers, ont ouvert le feu.


    M.L

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