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    International

    Les pistes pour améliorer la viabilité budgétaire

    Par L'Economiste | Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager
    Des investissements publics et des réformes bien ciblées
    La politique fiscale peut contribuer à plus de croissance
    Une prescription du Parlement européen

    Les ratios les plus élevés de la dette publique par rapport au PIB à la fin du troisième trimestre 2014 ont été enregistrés en Grèce (176%), en Italie (131,8%) ainsi qu’au Portugal (131,4%), et les plus faibles en Estonie (10,5%), au Luxembourg (22,9%) et en Bulgarie (23,6%), selon Eurostat

    La montagne de dettes d’Athènes (320 milliards d’euros, soit 176% du PIB) dont l’essentiel est aux mains des créanciers internationaux reste une source de préoccupation pour le gouvernement grec. Cette tendance à la hausse de la dette (notamment publique) n’est pas un phénomène nouveau. Celle-ci progresse dans presque tous les pays, d’après le cabinet McKinsey qui a publié récemment un rapport sur les niveaux de dettes à travers le monde. Depuis 2007, la dette globale a progressé de 57 trillions de dollars, relevant ainsi le ratio de dette sur PIB de 17 points de pourcentage. Au Maroc, la dette intérieure s’élève à 435,8 milliards de DH à fin janvier (soit une hausse de 1,9% par rapport à son niveau à fin décembre 2014, source TGR). La question soulevée aujourd’hui est celle d’assurer la viabilité de la dette publique dans un contexte de grande incertitude économique. D’où l’urgence de déployer plusieurs leviers pour renforcer la crédibilité du redressement budgétaire, suggèrent les économistes.
    Face à la faible croissance et la contraction des recettes fiscales, plusieurs pays membres de la zone euro voient la dette publique augmenter (mécaniquement) par rapport au PIB, soulevant des inquiétudes sur la viabilité budgétaire, d’après une récente analyse du Parlement européen. Il examine les options qui visent à améliorer la viabilité budgétaire, en se concentrant sur deux propositions. La première est celle des investissements publics et la seconde est liée aux réformes fiscales orientées vers la croissance. Au cours des dernières années, une partie importante de l’ajustement budgétaire a été atteinte en réduisant l’investissement public, plutôt que les dépenses de consommation. Plusieurs exemples sont étudiés. L’Irlande, la Grèce, l’Espagne et le Portugal ont réduit leurs dépenses d’investissement public massivement au cours de leur ajustement budgétaire.
    D’après les experts, l’accent sur la réduction des investissements publics a deux conséquences. Tout d’abord, peu d’efforts ont été faits pour améliorer la viabilité budgétaire.  Et pourtant, un programme de consolidation budgétaire plus équilibrée aurait pu atteindre de meilleurs résultats. Deux, la négligence dans les investissements publics qui ont un impact direct sur l’économie.
    Cela donne à penser qu’il existe un potentiel pour des projets d’investissement viables, mais l’investissement supplémentaire devrait être financé par une restructuration des dépenses publiques, pas par la dette publique supplémentaire. Les propositions de révision du pacte de stabilité et de croissance ont suscité des débats. Le 13 janvier dernier, la Commission Juncker a clarifié sa position par rapport aux flexibilités mobilisables par les Etats dans l’application de ce pacte. La nouvelle lecture devrait se traduire par une atténuation de la consolidation budgétaire pour certains pays.  Dans la liste des idées proposées par le Parlement européen, figure celle de la politique fiscale qui peut contribuer à plus de croissance en réduisant les impôts sur le revenu et le travail de l’entreprise. Il existe diverses options pour des modifications fiscales temporaires pour stimuler la consommation privée et les dépenses d’investissement à court terme.
    Fatim-Zahra TOHRY

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