×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Ecosystèmes/textile
    Comment la machine compte repartir

    Par L'Economiste | Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager
    Extension de capacités, plateformes donneurs d’ordre… les investissements prévus
    Relever l’utilisation des capacités au-delà des 60% actuels
    Trois écosystèmes sur six lancés, le reste avant la fin de l’année

    100.000 emplois à créer, 57 projets d’investissement à lancer et 6 milliards

    L’Etat passe le relais aux opérateurs du secteur. Pour Mustapha Sajid, président de l’Amith, «le pari est audacieux. De grands acteurs comme la Turquie sont déjà bien avancés»

    de DH de chiffre d’affaires additionnel à réaliser… les textiliens ont du fil à retordre d’ici 2020. Le défi, quoiqu’énorme, surtout sur le volet de l’investissement, est totalement assumé. «Oui, nous serons à la hauteur. Nous étions en marge des plans industriels lancés ces dernières années. Cela ne nous a pourtant pas empêchés de maintenir nos investissements, avec ou sans soutien de l’Etat», lance Mohamed Tazi, directeur de l’Association marocaine de l’industrie du textile habillement (Amith). La corporation semble même avoir bien encaissé le dernier coup de massue: la hausse du Smig. Du moins dans le discours. «Le coût du travail est important mais la donne a évolué grâce à deux éléments: la hausse du salaire minimum en Chine (de 141 à 500 dollars), qui remet le Maroc (300 dollars) dans le radar des investisseurs, et le rééquilibrage entre l’euro et le dollar sur le marché des changes», explique le directeur de l’Amith. Après la signature, mardi 24 février, des contrats de performance, les opérateurs se retroussent les manches. La première étape sera l’opérationnalisation de la «structure d’animation» chargée du suivi et de la coordination dans la mise en œuvre des engagements signés avec l’Etat. Elle sera domiciliée au sein de l’Amith et sera composée d’opérationnels. «Cette structure fera le travail de mobilisation et de communication autour des objectifs, mais sera aussi la porte de sélection des dossiers de projets d’investissement des locomotives», explique-t-on auprès de la corporation. Une fois ce cap passé, s’ensuivra une phase d’étude en profondeur du dossier par le ministère. Les investissements prévus par la profession se traduiront surtout en extension de capacités industrielles du secteur, afin de rattraper le gap avec le concurrent turc ou encore portugais. «Nous étions encore à 60% d’utilisation de nos capacités industrielles, au moment où nos concurrents directs tournaient déjà à 90%», explique Tazi. L’attractivité des gros donneurs d’ordre, via la promotion de plateformes d’investissement faites sur mesure, est aussi au programme.

    Les 100.000 emplois projetés par le secteur seraient certainement plus réalistes s’il n’y avait pas ce constat du HCP: la déconnexion entre croissance et emplois

    La concordance des visions semble pour une fois manifeste entre opérateurs privés et l’Etat. Sur un total de six écosystèmes identifiés, 3 contrats de performance ont ainsi été signés pour les premières filières. Les activités concernées sont le «fast fashion», le denim et les distributeurs des marques nationales. Le développement de ces premiers écosystèmes devrait permettre la création de 44.000 nouveaux emplois d’ici 2020. L’autre objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires additionnel de 6,3 milliards de dirhams. Un quatrième contrat porte sur des mesures transverses (structure d’animation, RH, compétitivité des PME/TEP du secteur...)
    Les trois autres écosystèmes se mettront en place autour des filières de la maille, des textiles de maison ainsi que du textile technique. Ils seront lancés avant la fin de l’année, d’après les projections de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie. Au total, l’objectif est d’arriver à la création de 100.000 emplois sur les trois prochaines années, pour un chiffre d’affaires de 9 milliards de dirhams à terme, dont 5 milliards sur les marchés à l’export.  De son côté, l’Etat s’engage à soutenir l’émergence de mastodontes, la promotion de l’investissement ainsi que la mobilisation de 95 hectares de foncier industriel locatif, dont une trentaine dans la région de Casablanca. La formation, la recherche de nouveaux débouchés et l’amélioration de la compétitivité figurent aussi dans la liste des engagements.

    Safall FALL

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc