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    Analyse

    Les métiers de la santé abandonnent leur carcan

    Par L'Economiste | Edition N°:4471 Le 26/02/2015 | Partager
    Toilettage juridique inédit
    Les syndicats réservés sur la portée de la réforme

    Le gouvernement veut mettre de l’ordre dans les métiers de la santé. La dernière réunion du Conseil de gouvernement a été marquée par l’adoption de deux projets de loi, relatifs aux professions d’infirmiers et de sages-femmes. Deux autres textes sont prévus pour le Conseil de gouvernement d’aujourd’hui. Ils portent sur les métiers de rééducation et de réhabilitation fonctionnelle, ainsi que ceux de préparation et de manipulation des produits de santé. L’idée est d’organiser un secteur dont le développement s’est accompagné de l’apparition d’une série de métiers, qui sont restés jusque là peu encadrés. Le gouvernement a souligné que ces textes s’inscrivent dans l’objectif de réglementer ce secteur et de garantir la qualité des prestations fournies. Néanmoins, certains professionnels ont une autre perception. S’ils reconnaissent que «la nouvelle réglementation consacre une série d’avancées», ils déplorent qu’elle ne s’inscrive pas dans une réforme globale du secteur. «Nous sommes en présence de simples retouches», a indiqué Abdelkader Terfay, membre du syndicat de la santé de l’UGTM. Ce dernier a fait savoir qu’un mémorandum commun avec les autres centrales les plus représentatives a été adressé au ministre de la Santé, avec les différentes remarques sur les dysfonctionnements du secteur. «Nous avons remarqué que ces textes s’inscrivent dans la nouvelle logique du gouvernement qui tend à se désengager du secteur à travers sa privatisation». D’autres associations, comme celle des professions infirmières et techniques de santé, critiquent «les définitions généralistes des différents métiers». Or, «l’absence d’une définition précise peut ouvrir la voie aux interprétations». D’où l’impératif d’élaborer un référentiel général des métiers, qui constitue une revendication des syndicats qui date de plusieurs années, a noté Terfay, ex-secrétaire général du syndicat de la santé de l’UNTM, proche du PJD, qu’il a quitté suite à des différends après sa participation à la grève du 29 octobre dernier. L’article 4 du projet de loi relatif à l’exercice des métiers infirmiers précise que «les actes de la profession sont fixés dans une nomenclature établie par l’administration, après consultation de l’association professionnelle». Or, le ministère de la Santé a mis l’accent sur ces définitions comme l’un des principaux apports des quatre projets de loi. Néanmoins, comme l’ont indiqué certains professionnels, ces définitions restent sommaires, soulignant l’existence d’actes propres à ces métiers, et d’autres sont exercés sous la supervision de médecins ou sur leur prescription.
    M. A. M.

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