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    Culture

    Peinture-Art figuratif
    Comment Charkaoui fait parler Tétouan

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager
    Des souks de la ville aux intérieurs de maisons et demeures marocaines
    A la So Art Gallery de Casablanca jusqu’au 9 mars

    «La brodeuse», huile sur toile (65x81cm). Œuvre dans laquelle nous retrouvons 3 thèmes, la femme en caftan, un intérieur ainsi que le paysage champêtre verdoyant

    «Ma façon de créer réside dans la manière dont j’organise les divers éléments, dont je les compose et leur donne des couleurs», explique Abdelaziz Charkaoui, à la So Art Gallery avec l’exposition «Retour aux sources» jusqu’au 9 mars. Cet amoureux du réalisme, qui chérit le détail et la précision représente dans ces derniers tableaux des intérieurs de demeures marocaines ou encore des souks. La plupart des œuvres représente Tétouan. Lorsqu’il peint le souk, il met évidence différents éléments qui interviennent et interagissent entre eux. Ce qui le passionne c’est le côté vivant et dynamique riche en couleurs, les tissus traditionnels rayés rouges et blancs ou encore les chapeaux de paille à pompon encore portés dans les régions du nord. Son point d’orgue réside dans le détail, et c’est à travers cela qu’il attire l’attention du spectateur, qu’il invite à entrer dans son œuvre. Son art repose sur le jeu des contrastes, qu’il s’agisse des pleins et des vides ou encore de l’ombre et la lumière. «Auparavant je travaillais beaucoup sur fond noir, j’utilisais la technique «noir sur noir», il n’y a pratiquement pas de couleurs, mais au fur et à mesure qu’on s’approche du plan on constate des éclats de lumière qui vont  faire rejaillir l’élément principal», souligne-t-il. Charkaoui est attaché à ce qu’il appelle «l’âme marocaine», il aime mettre en valeur la spécificité historique et esthétique des Marocains dans ses tableaux. «Les intérieurs nous attirent en Andalousie, c’est quelque part un clin d’œil à notre civilisation et à notre histoire», note l’artiste. La perfection concernant leur reconstitution est toujours de mise, du zellige au nqich rien n’est laissé au hasard. Habituellement fasciné par les paysages marocains, son sujet de prédilection est le paysage champêtre, ce qui n’est pas le cas des dernières œuvres. Les paysages se laissent tout de même devinés de temps à autre en arrière plan d’un souk, ou encore à travers la fenêtre d’un riad. L’une des œuvres majeures de cette exposition est «Tétouan», un résumé de sa ville en une seule œuvre. Il y intègre la place Feddan, qui n’est plus, une place populaire qui représentait le cœur de Tétouan, raconte Charkaoui nostalgique de cet endroit où il avait l’habitude de jouer petit. Au premier plan, une femme assise en caftan couverte d’un tissu rayé du nord à l’air sérieux, pensif, chez qui on pourrait même déceler une certaine tristesse, avec une colombe blanche, symbole de la ville, sur ses jambes. Une série de tableaux, avec pour sujet des femmes en caftans complètent l’exposition. Né en 1963 à Larache, Charkaoui est lauréat de l’Ecole des Beaux arts de Tétouan. Il expose depuis près de 30 ans au Maroc en France et en Espagne, où a eu lieu sa dernière exposition à Barcelone.
    Aïda BOUAZZA

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