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    Société

    Prix Terre de Femmes
    Les éco-citoyennes de l’année

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager
    Khadija, Zineb et Roqaya qui militent pour des projets environnementaux
    Elles viennent d’être récompensées pour leur engagement par la fondation Yves Rocher
    Centre social, tri sélectif et lutte contre le gaspillage, les projets primés

    Les trois primées du prix Terre de Femmes 2015: de gauche à droite, Khadija, Zineb et Roqaya, en compagnie du directeur de la fondation Yves Rocher, Claude Fromageot
     

    Khadija, Zineb et Roqaya sont les éco-citoyennes de l’année et chacune d’entre elles a une histoire à raconter et un parcours impressionnant dans la lutte contre l’isolement et la protection de l’environnement. Et ces trois jeunes femmes marocaines viennent d’être distinguées par le prix Terre de Femmes 2015 initié par la fondation Yves Rocher et dont la cérémonie de remise des prix a été tenue à Marrakech le week-end dernier. Khadija, Zineb et Roqaya font partie des centaines de Marocaines qui sont aujourd’hui impliquées dans une gestion écologique, la promotion des valeurs du développement durable, mais aussi l’amélioration de la condition de la femme.
    A commencer par Khadija Bikerouane qui a remporté le premier prix. Cette Souirie est la présidente de l’association Afoulki Maroc, créée en 2003, en faveur du développement de l’éducation, de la lutte contre l’illettrisme et le développement de la condition de la femme dans le milieu rural de la province d’Essaouira. Forte de cette expérience, Bikerouane a décidé de lancer le projet du Centre rural socio-culturel, dont l’objectif est de devenir un outil social pour l’émancipation de la fille et de la femme rurales dans le respect et le développement de l’environnement, des ressources et du savoir-faire local. Ce projet comprend la construction et la mise en exploitation d’une structure à destination des femmes en difficulté de la région d’Essaouira. Les bénéficiaires ciblées sont les femmes seules, veuves, mères, divorcées ou répudiées frappées d’une double peine: sans revenus, elles sont culturellement rejetées des structures institutionnelles et de la population. Au Centre rural socio-culturel, ces femmes sont formées à des métiers d’artisanat, de récupération (sacs en plastique, emballage…), à l’apiculture et apprennent à fabriquer des produits qui seront vendus sur place. Tous les bénéfices issus de ces ventes leur garantiront à terme des revenus. Zineb Bennis, elle, a été primée pour son action au sein de l’association Bahri. Cette dernière organise des opérations de nettoyage de plage dans les différentes villes du Maroc afin de sensibiliser les jeunes générations marocaines à la protection de la mer. Mais son action phare est l’organisation plus efficace et écologique de la collecte des déchets. L’idée est de développer un projet expérimental de tri sélectif pour un meilleur recyclage et pour la valorisation des chiffonniers. L’association a réussi ainsi à transformer la vie d’un chiffonnier, Hamri, qui travaillait dans la rue dans des conditions déplorables et qui, aujourd’hui, est devenu un collecteur structuré. Cette expérience pourrait être généralisée à d’autres chiffonniers avec le soutien de partenaires institutionnels et privés. Le troisième prix de Terre de Femmes a été décerné à Roqaya El Boudrari pour l’association Al Jisr dans laquelle elle occupe actuellement le poste de directrice de développement. Après le succès de ses Ateliers de solidarité numérique, Al Jisr a décidé de développer le volet formation en créant le CFA Green Chip qui forme les jeunes déscolarisés. Outre la formation, Green Chip est aussi un projet novateur de revalorisation de matériel informatique. Concrètement, l’association sollicite les entreprises privées pour récupérer leur matériel informatique usagé. Une fois trié, ce matériel est acheminé vers l’atelier-revalorisation pour être remis à niveau et offert aux écoles publiques marocaines qui en ont fait la demande. Cela permet donc de réduire la fracture numérique en milieu scolaire, mais aussi de redonner une 2e vie à du matériel encore fonctionnel et de lutter contre le gaspillage. Créé en 2002 et organisé dans 8 pays, le prix Terre de Femmes a déjà récompensé 325 femmes originaires de 15 pays. A chacune de ces militantes, un coup de pouce financier -la fondation a versé près de 1,5 million d’euros aux projets innovants depuis le lancement de ce prix- qui peut tout changer et surtout un coup de projecteur qui facilitera leurs actions. «Plus qu’une aide financière, c’est un regard bienveillant et encourageant que le prix apporte», indiquent ses initiateurs. Les primées de chaque année sont ensuite invitées à participer et concourir pour le prix international qui se déroule à Paris. o
    Badra BERRISSOULE

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