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    Régions

    Artisanat dans le nord
    «Se concentrer sur l’essentiel pour être plus efficient»

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager

    Pour Gonzalo Robles,  secrétaire d’état espagnol à la Coopération, les deux pays ont préféré se concentrer sur trois aspects prioritaires afin d’augmenter l’efficacité de l’aide au développement

    Selon le secrétaire d’Etat espagnol à la Coopération, Gonzalo Robles, la coopération avec le Maroc a été affinée au fur et à mesure des différents accords pour se concentrer sur trois aspects prioritaires, l’objectif étant d’accroître l’efficience.
    - L’Economiste: Quelle évaluation peut-on faire de la collaboration entre le Maroc et l’Espagne en matière de développement?
    - Gonzalo Robles:
    Le Maroc est un pays prioritaire pour la coopération espagnole. Il a ce statut depuis la création de l’Agence de coopération espagnole. Les raisons sont multiples et variées: historiques, culturelles et de proximité. Et cette région particulièrement est évidemment très liée dans le passé et dans le présent à l’Espagne. Nous avons sélectionné trois secteurs prioritaires importants dans le cadre de notre accord de coopération, signé dernièrement à Rabat et qui s’étendra le long des trois prochaines années avec un montant de 150 millions d’euros. Le premier est le développement de la gouvernance et des institutions du gouvernement et de la société civile. Le deuxième est la croissance économique et l’appui aux secteurs productifs comme l’économie sociale. En dernier, il s’agit d’épauler les services sociaux de base avec l’éducation et la santé.
    - Presqu’un an après la conclusion de cet accord, y a-t-il des aspects à affiner?
    - Nous menons actuellement une évaluation de l’ensemble de nos instruments de coopération. A la lumière des résultats, nous prendrons les mesures nécessaires. Mais je dois avouer qu’en vertu d’une relation très étroite avec la société civile, les ONG, les communautés autonomes et les gouvernements régionaux en Espagne, nous avons pu relever des secteurs où l’on pouvait être plus efficient, ce sont ceux que j’ai cité auparavant et qui font l’objet du dernier accord. Ce que nous avons appris c’est qu’il faut se concentrer sur un nombre limité de secteurs afin d’être plus efficients et dans le cas présent, ce sera sur ces trois secteurs.
    - La coopération semble privilégier la partie nord du Maroc. Qu’est-ce qui explique ce choix?
    - Qui trop embrasse mal étreint, dit-on..., trop élargir les aspects de coopération entraîne systématiquement un manque d’efficience. En outre, il y a des régions où nous avons plus de facilité pour travailler pour des raisons historiques et culturelles. Mais, in fine, le choix de ces régions de coopération est surtout le fruit d’une concertation entre le Maroc et l’Espagne, ce n’est point une imposition du gouvernement espagnol.
    - Le bon climat entre le Maroc et l’Espagne a aussi donné un coup de pouce à la coopération...
    - Le seul fait d’avoir signé l’accord de coopération au développement en juin dernier pour un montant total de 150 millions d’euros est dû en effet au bon climat qui baigne les relations entre le Maroc et l’Espagne. Il y a une confiance mutuelle, un apprentissage continu sur les projets sur lesquels on a travaillé ensemble et cela facilite toujours le travail.
    Propos recueillis par A. A.

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