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    Finances-Banques

    La Bourse en manque de papier frais

    Par L'Economiste | Edition N°:4459 Le 10/02/2015 | Partager
    Le désengagement des investisseurs étrangers se poursuit
    La place de Casablanca reste la plus chère de la région

    La part des institutionnels marocains dans les achats a progressé en une année de 16%. Idem pour les OPCVM dont la part s’améliore de 27%. Leurs interventions représentent plus du quart du volume global. Celles des institutionnels étrangers baissent en revanche de 31%

    2014 est décidément une année à oublier pour le marché boursier. Les transactions ont généré des volumes en petite hausse de 8% pour se fixer à près de 31 milliards de DH. Selon le CDVM, les investisseurs marocains dont les OPCVM ont bien profité des opportunités présentées par la Bourse installée principalement sur un cycle baissier. Ils se sont, pour la plupart, positionnés en tant qu’acheteurs particulièrement au cours du dernier trimestre.
    Les personnes morales marocaines (PMM) représentent un peu plus de la moitié des transactions en drainant plus de 16 milliards de DH. Elles sont suivies par les OPCVM qui pèsent plus d’un quart des échanges (7,8 milliards de DH).  Les personnes morales étrangères (PME) viennent derrière avec une part de 14%. Leur participation est en recul de 31% comparée à un an auparavant.
    Les autres catégories étaient plus portées sur la vente. Après une année globalement baissière, le volume d'échange sur le marché central s’est redressé in extremis au dernier trimestre marqué par plusieurs évènements. L’indice phare du marché a clôturé l’année 2014 sur son plus haut niveau de 10.370,92 points. Le marché a, notamment, profité de l’effet des publications semestrielles positives de certains secteurs clés, tirant à la hausse la valorisation de la cote.
    La progression de la masse bénéficiaire  a été notamment accélérée  par l’excellente santé des activités des banques, des services aux collectivités locales et du secteur de l’énergie. En outre, les investisseurs ont manifesté un certain engouement pour la seule IPO de l’année. L’introduction de Résidences Dar Saada a même été souscrite 4 fois. Paradoxalement, cette période a été marquée par le désintérêt des investisseurs des valeurs immobilières. Ces dernières ont particulièrement été malmenées en Bourse en raison du creux conjoncturel dans le secteur. Le ralentissement des crédits, la baisse des rythmes de vente, le tassement des prix, mais aussi le surendettement des promoteurs, ont été logiquement sanctionnés par les investisseurs. A cela s’ajoute la déception de certains investisseurs suite à l’affaire CGI qui a secoué toute la branche.  C’est en partie ce qui a découragé bon nombre d’entreprises marocaines et étrangères qui se sont essentiellement positionnées à la vente. Elles manifestent encore leur réticence au marché en raison d’une valorisation encore élevée des principaux titres de la place. Une dizaine de valeurs, dont les Blue Chips sont ainsi jugées chères par plusieurs investisseurs. En effet, le marché marocain reste l’un des plus chers de la région. Il traite à un PER de plus de 17, contre 15 pour la Bourse du Caire, 14,5 pour la Tunisie et 11 pour la Turquie.  Ce qui pénalise davantage l’attractivité du marché.
    Cherchant plus de liquidité, les opérations de vente se sont révélées plutôt bénéfiques pour ces catégories d’investisseurs. Les interventions des personnes physiques marocaines se sont améliorées d’un trimestre à un autre de 58% à 724 millions de DH. Le chiffre d’affaires enregistré par les entreprises étrangères sur le marché central a explosé de 139% à 15 millions de DH.
    L’optimisme est de mise pour 2015. L’arrivée de papier frais, cette année, maintient les investisseurs en haleine. Plusieurs introductions en Bourse sont prévues dans les prochains mois, dont notamment celles de Total Maroc et Marsa Maroc.
    A.Lo

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