×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Rétrospective 2014

Intempéries: Comment le Sud a plongé dans l’horreur

Par L'Economiste | Edition N°:4432 Le 31/12/2014 | Partager

Paysages d’apocalypse après le déluge de pluies qui se sont abattues sur le Souss la dernière

p

semaine du mois de novembre et début décembre. Pour la première fois en trente ans, les précipitations ont atteint un seuil de 158 mm en seulement 36 heures, soit l’équivalent d’une année de pluie, dans des régions absolument pas parées contre les risques de catastrophes naturelles! A Ouled Dahou, Tiznit, Zaouia, Aglou, Sidi Ifni… ou Guelmim, les flots ont quasiment tout endommagé, et parfois tout emporté sur leur passage. Des vies, des routes, des ponts, des habitations et quantité de fruits et légumes destinés à l’export en raison des fermes qui ont aussi été ravagées par les intempéries. Les images sont poignantes, la désolation règne sur des douars enclavés, coupés de vivres, de médicaments d’électricité, d’eau potable et de réseau téléphonique. Les maigres constructions qui ont résisté menacent ruine au risque de faire des dégâts humains. Les premiers jours, difficile d’acheminer les aides, à part par hélicoptère, avant que les secours ne s’organisent pour sauver les citoyens qui tout perdu et qui se retrouvent sans toit.
Pour survivre, ils sont tributaires des aides humanitaires. Les routes étant coupées, c’est par voie maritimes que des aides d’urgence ont été acheminées vers  Sidi Ifni et Guelmim. En tout, 14 bateaux mis gracieusement  à disposition par les mareyeurs d’Agadir ont pris la mer chargés des vivres, d’eau  potable et de butane à gaz. En l’absence de logements, les habitants touchés par les catastrophes sont entassés dans des grandes tentes, en situation précaire, et les ravitaillements qui leur parviennent (Sidi Ifni), ne sont pas gratuits. La raison invoquée est l’alimentation de la caisse de solidarité envers les sinistrés, «par les sinistrés eux-mêmes!». Dans un premier bilan, le Ministère de l’Intérieur fait état de 11 morts causés par les intempéries dans le sud. Toutefois, pas de chiffre officiel quant aux pertes matérielles qui doivent se chiffrer en milliards de DH. Réactivité du ministère de la Santé. Quelques semaines plus tard, un programme spécifique et d’urgence «Riaya» aux populations des régions sinistrées au cours des dernières intempéries a été lancé.
Quatre régions sont concernées: Souss-Massa-Drâa, Guelmim-Smara, Marrakech-Tensift-Al Haouz et la région de Meknès-Tafilalet. Le programme comprend le renforcement des unités médicales mobiles, la programmation et la mise en œuvre des caravanes médicales spécialisées ainsi que l’évaluation et la prise en charge des cas urgents.
F. N.

■ Marrakech: Du GES au Mondialito… le plein d’incentives

>

Le coup d’envoi a été donné par le Sommet global de l’entrepreneuriat (du 19 au 21 novembre) qui a pris des allures du Gatt et accueilli 3.000 personnes avec la participation du vice-président américain Joe Biden. Marrakech a enchaîné avec le Forum mondial des droits de l’homme (du 27 novembre au 1er décembre) qui a réuni un casting impressionnant, aussi engagé que divers dans ses origines et revendications avec quelque 5.000 participants. Juste après la ville s’est habillée aux couleurs du cinéma avec le 14 festival du film de Marrakech qui a drainé également des visiteurs nationaux et internationaux. Enfin, le Mondialito a définitivement prouvé la capacité logistique et organisationnelle de la ville de Marrakech. En effet, la ville a réussi à organiser -sans gros incidents- la deuxième étape prévue par la Fifa et s’est mobilisée en urgence pour accueillir la demi-finale qui devait se tenir à Rabat. Pour les professionnels du tourisme et les autorités locales, il faut désormais capitaliser sur cette image de grande ville d’incentive sur le marché du tourisme d’affaires et des congrès et travailler sur un agenda annuel.o
B. B.
■ Agadir livre à la science deux nouvelles espèces marines
2014 est aussi l’année durant laquelle la Région Souss Massa Draâ s’est distinguée dans la recherche scientifique marine. La baie d’Agadir a en effet livré deux espèces nouvelles pour la science. P. Amazighi et R.Soussi sont les deux nouveaux mollusques découverts par une équipe de deux chercheurs et trois doctorants de la Faculté des Sciences d’Agadir, Université Ibn Zohr, et un chercheur de l’INRH, au terme de trois ans d’investigation. La découverte a été validée selon les procédures internationales et annoncée dans des journaux spécialisés. «Bulletin of Marine Science» et «American Malacological Bulletin», en l’occurrence.
F. N.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc