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Analyse

Fès-Tourisme: Ce qui a changé depuis 9 ans

Par L'Economiste | Edition N°:4432 Le 31/12/2014 | Partager
De nouvelles unités hôtelières, 300 riads, 20 restaurants en médina
La zone touristique Oued Fès relancée incessamment

Neuf ans après sa signature, le Programme du développement régional du tourisme (PDRT de Fès)

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est à la croisée des chemins. En effet, de nombreux projets ont vu le jour tandis que d’autres n’ont pas avancé. «Mais la relance est imminente», rassure Mohamed Dardouri, wali de Fès. Selon lui, tous les projets vont reprendre incessamment. A commencer par la zone touristique Oued Fès, le plus important projet du pacte 2005-2015, dont «la reprise se fera en grande pompe». La CDG, initiatrice de cette zone, devrait y construire 40 villas, consacrer 30 millions de DH pour l’aménagement d’un club house, et offrir gratuitement les lots de terrains dédiés à l’hôtellerie aux chaînes internationales.
D’autres projets sont déjà opérationnels. Ils concernent l’offre en hébergement, la réhabilitation de la médina, la consolidation des circuits touristiques et l’amélioration du cadre urbain. La promotion, le transport aérien et l’animation ne sont pas en reste. Concernant l’offre en produit, la capacité litière est renforcée grâce à l’ouverture de nouvelles unités comme Palais Médina&Spa, Barcelo, Pagès, Sahrai, etc. Elle est passée de 7.000 lits en 2005 à plus de 11.000 lits actuellement. Comme Marrakech, Fès a succombé à la mode des maisons d’hôtes. Depuis une dizaine d’années, des riads sont rachetés et restaurés dans le but d’accueillir une nouvelle niche de touristes. Force est de constater que les riads-maisons d’hôtes, qui ouvrent leurs portes dans la capitale spirituelle, constituent un exemple. Ils sont restaurés, dans leur majorité, à l’identique. C’est la famille Abbadi qui a été le précurseur. «Et aujourd’hui, citer le nom de leur institution, “La Maison Bleue” est quasiment obligé, dès lors que l’on veut évoquer les maisons d’hôtes du Royaume, mais également ses tables d’exception», qualifie un journaliste de la presse spécialisée. Mais il y a aussi «Palais Faraj», «Riad Fès», et «Riad Lalla Laaroussa» qui sont une réussite à plus d’un titre: architecture, convivialité, développement durable, gastronomie, confort, équipements de luxe. En effet, la médina compte aujourd’hui quelque 300 riads réaménagés en maisons d’hôtes et dont la capacité d’accueil est estimée à plus de 3.000 lits. Notons que pour mieux juguler le secteur, une «association régionale des maisons d’hôtes» (ARMH) a été mise en œuvre. L’entité compte aujourd’hui une centaine d’unités classées, dont la capacité litière oscille entre 1.500 et 2.000 lits, soit 17%  de la capacité totale de la ville. Ces demeures traditionnelles sont toutes sauvées et réhabilitées intégralement grâce à l’initiative privée. Elles emploient à peu près 1.000 personnes, «dont beaucoup sont issues de la classe défavorisée» et proposent les chambres d’hôtes, la gastronomie, le shopping, et le bien-être. Parmi ces maisons, «le Jardin des biehn» est qualifié comme un «coin de paradis». Il se démarque particulièrement par ses 1.600 m2 de verdure implantés au cœur de la médina. «Les travaux de restauration de cet édifice ont duré trois années… nous n’avons pu sauver que 3 arbres», précisent Catherine et Michel Biehn, ses propriétaires.
Ils ont restauré avec amour ce palais d’été d’un Pacha pour le transformer en un véritable riad dans un grand jardin andalou. Constitué de 5 suites et de 4 chambres d’hôtes de luxe, le riad offre de multiples possibilités pour se ressourcer. Restaurant, hammam et spa, boutique, centre de sophrologie et galerie d’art agrémentent un séjour d’exception, ponctué par quelques événements culturels, comme concerts et expositions. Le tout est rapporté, raconté, et promu grâce à des articles parus dans de prestigieux supports dont le «New York Times Magazine».  Outre les riads de charme, une vingtaine de restaurants et cafés classés ont ouvert en médina, notamment le café «Clock», le «resto n° sept», ou encore le «thaï» dont la renommée dépasse les frontières de la vieille cité. La particularité de ces endroits, c’est qu’ils accueillent des touristes chics, élitistes et fortunés. Notons enfin qu’à Fès, les étrangers qui se sont implantés en médina se comptent par dizaines, mais les hôteliers marocains détiennent plus de 70% des résidences.

Pèlerins tijanes

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Selon Driss Faceh, président du CRT, une grande opération promotionnelle pour «le logement chez l’habitant» est prévue courant 2015. Sous le label qualité «ziyarates Fès», ce projet-pilote encouragerait les pèlerins tijanes. En fait, 70 maisons ont été sélectionnées afin d’accueillir les touristes au sein des familles. Pour fructifier ces maisons, le président du CRT table sur un énorme potentiel de touristes, mais avec des petits budgets. Pour cette catégorie, la RAM devrait concocter un package «Ziyarate Tijania» à 5.600 DH. Ce montant englobe le transport aérien et l’hébergement pendant 5 jours.

Y. S. A.

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