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    Evénement

    Affaire Zaz
    L’ex-DG de Wana rejette en bloc les accusations

    Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
    Le prévenu passe à la barre pour la première fois
    Il exige une confrontation avec l’ANRT et la partie civile
    L’enquête de la police judiciaire critiquée pour sa partialité

    C’est le moment tant attendu. Karim Zaz, l’ex-directeur général de Wana, va enfin pouvoir s’expliquer publiquement sur les accusations pour lesquelles «il est inculpé depuis 10 mois» (voir Repères). Fait que le prévenu ne manquera pas de souligner dans ses premières déclarations. Il est 18 heures 13 mn exactement. L’ingénieur en télécoms est convoqué en cette fin de journée hivernale du 22 décembre à la barre du tribunal correctionnel de Casablanca. Le Franco-Marocain va se défendre pendant 4 heures avec un arabe (presque classique) impeccable qui surprend agréablement l’assistance. Son avocat, Me Amine Idriss Lahlou, nous confiera que son client avait pensé «recourir à un interprète assermenté avant de l’en dissuader. C’est d’abord un Marocain n’est-ce pas?». Marié et père de trois enfants, le fondateur de Maroc Connect est né à Meknès en 1965 et a grandi dans la bruyante Casablanca.
    «Un enfant du peuple en somme avec qui je jouais pendant les vacances au foot à douar Benabid de Tamares (région Casablanca) et ça remonte aux années 1970», dira de lui celui qui se présente comme «son ami d’enfance». Egalement mis en cause dans ce procès et appartenant à la même génération, Lahcen Rafess avait précédé auparavant le prévenu qui fait face au juge Mustapha Belhmidi.
    Après les présentations de rigueur, Karim Zaz enchaîne d’emblée sur cette presse «qui parle de détournement de trafic télécom et de l’affaire Zaz». La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) «a enquêté à peu près durant 2 ans. Elle a dressé dix procès-verbaux et ne m’a jamais interrogé sur ce prétendu détournement», souligne l’auditionné. Visiblement enrhumé, un kleenex blanc ne quittera pas ses mains durant toute l’audience. Les cellules d’Oukacha finissent toujours par venir à bout de leurs locataires. Même pour un sportif amateur de parachutisme. Zaz se montre pointilleux sur les termes techniques: «Une perturbation des réseaux n’est pas un détournement de trafic». Ce type d’incident «intervient lorsque le réseau ne fonctionne pas à cause par exemples d’une construction bâtie après l’installation des antennes télécoms ou s’il y a une grue juste en face des relais».
    C’est pourquoi le concerné va exiger à plusieurs reprises «d’être confronté» à ses contradicteurs: «Monsieur le président, les représentants des opérateurs (Wana, Méditel et Maroc Telecom) et ceux du régulateur (ANRT) ne sont jamais venus me voir». La présidence lui rétorque que «ce n’est pas encore le moment opportun». Le prévenu  insiste à ce que sa demande soit consignée dans le procès-verbal de l’audience. Il s’adressera à ce titre directement au greffier. Chose qui n’est pas permise dans un procès y compris pour le ministère public. Seul le juge dirige les débats. Le président ordonnera que la requête de la défense soit notée. L’initiative de Zaz va en tout cas déclencher chez l’assistance et les avocats des sourires compatissants. D’autant plus que ce n’est pas tous les jours qu’un homme se défend contre le faux et usage de faux dans des écritures de commerce (factures). Et qui n’est que l’une des neuf chefs d’accusation qui pèsent sur celui «qui a la douane sur le dos». 
    Le mis en cause est venu avec une liasse de documents à la main. Il les déposera au bord de la barre des accusés et tendra au fur à mesure quelques actes au président.
    «Les enquêteurs ont voulu coûte que coûte prouver l’existence de sociétés et de personnes fictives. Le but est de démontrer qu’il y a détournement de trafic…», déclare l’ex-patron de Wana (voir p. 3).
    Quelques heures plus tôt, son prédécesseur à la barre, Lahcen Rafess fait une déclaration retentissante: «Ce n’est pas vraiment moi que la BNPJ cherchait à avoir. Dites-nous que Multicall (société de Rafess) appartient à Zaz et on vous relâche». Ce dernier, dirigeant de la filiale 100% marocaine de Loging Ltd, prend le relais plus tard: «La police judiciaire n’a trouvé aucun dirham viré par Multicall à Contact Clients. Ni à mon compte personnel. Si les enquêteurs en avaient trouvé, ils m’auraient fait un scandale».

    Faiçal FAQUIHI

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