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    Société

    Le CESE veut déployer la «soft-power»

    Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
    Il compte influencer les politiques publiques pour assurer la paix sociale
    Ce type d’instance permet d’aboutir à des consensus autour de grands dossiers de réforme
    Mais la volonté politique est nécessaire pour favoriser cette orientation

    Nizar Baraka, président du Conseil économique, social et environnemental, a estimé que la représentation diversifiée de son instance permet d’aboutir à des consensus autour des grands dossiers, afin d’assurer la stabilité et la paix sociale

    La représentation diversifiée au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESE) constitue un grand atout, permettant «d’aboutir à des consensus autour des grands chantiers de réforme». C’est ce qu’a souligné Nizar Baraka, son président, lors de l’atelier international organisé en partenariat avec l’Association internationale des conseils économiques et sociaux, autour des thèmes du dialogue civil et de la démocratie participative.
    Baraka a indiqué que «le Conseil est arrivé à un niveau de maturité qui lui permet de travailler sur de grands dossiers comme celui des pensions civiles, et de se positionne comme une force de proposition, dans la mesure où l’avis présenté a mis en place une alternative à l’offre du gouvernement». Ainsi, face au dialogue de sourds qui oppose une partie des associations au ministère de tutelle, le CESE se place comme plateforme assurant la convergence des points de vue. Surtout que «le Conseil est l’émanation de la société civile. L’approche retenue pour tous les avis est basée sur l’implication des ONG à travers des séances d’écoute. Ce qui nous permet d’être en quelque sorte un porte-voix de la société civile», a expliqué Baraka. Et ce genre de rencontres internationales est l’occasion pour «un échange d’expériences entre les différentes délégations. L’objectif est d’identifier les bonnes pratiques permettant aux conseils économiques et sociaux d’influencer les grandes décisions publiques, non pas directement, mais à travers une sorte de soft-power», a indiqué le président russe de l’Association internationale des conseils économiques et sociaux, Evgeny Pavlovich Velikhov.
    Globalement, cette rencontre a permis de dégager une série d’enseignements, selon Nizar Baraka. Il s’agit notamment de «l’existence d’une forte volonté de participation de la part de la société civile». La présentation des expériences internationales a montré que cette catégorie d’institutions peut agir de manières différenciées. L’impact de leur action peut être vis-à-vis de l’exécutif, du législatif ou encore à travers la mise en place de contrats sociaux grâce à la construction de consensus entre les différentes parties prenantes. Il en ressort également que «ces conseils jouent un rôle important dans la réalisation de la stabilité et de la paix sociale», a estimé Baraka.
    Le président de l’Association internationale a rappelé que ces instances connaissent des difficultés dans des Etats comme le Brésil, l’Italie ou encore la Tunisie, contrairement au Maroc où elle a été constitutionnalisée. Il a mis l’accent sur l’importance d’une volonté politique pour assurer le bon fonctionnement de ces conseils. Nizar Baraka a souligné que la consécration du CESE par la Constitution a renforcé la confiance et la crédibilité de cette institution. Même la polémique née lors de sa création, dont les initiateurs considéraient qu’il allait faire double emploi avec la Chambre des conseillers, s’est estompée. Mieux, le nombre des saisines de la part du Parlement, en particulier de la 2e Chambre, ont pratiquement triplé. «Ce qui montre que nous nous inscrivons dans une logique de complémentarité institutionnelle», a-t-il noté.

    Représentations

    Evgeny Pavlovich Velikhov, président de l’Association internationale des conseils économiques et sociaux, a mis l’accent sur le rôle de plus en plus important de ces instances en tant qu’intermédiaires entre la société civile et le gouvernement. Dans certains pays comme la Russie, ce type d’organismes dispose de représentations régionales qui connaissent une grande participation des citoyens. Idem en France, où un grand projet de réacteur nucléaire mis en place par 7 pays dont les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la France, a dû attendre près de trois ans pour avoir l’aval du Conseil économique et social local. C’est pour cela que «les mutations profondes que connaît le monde mettent en avant le rôle de plus en plus important des CES dans l’influence des décisions et des politiques publiques, en offrant la possibilité d’aboutir à des réformes sans grands coûts», a estimé Nizar Baraka.

    M. A. M.

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