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    Fès: Le CJD en campagne pour l’entrepreneuriat

    Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
    L’Anpme, la CCG… vendent leurs solutions
    Le producteur de «Valencia» fait part de son expérience

    «Notre société a bénéficié d’une multitude de programmes d’appui». Tel a été le témoignage de Youssef Belkora, directeur commercial d’Agro Juice Processing (AJP). L’entreprise qui a démarré ses activités en juin 2011 à Meknès pour se faire vite remarquer par la commercialisation de jus, sous la marque Valencia, est un de ces cas réussis des mesures d’accompagnement publiques. «Nous étions parmi les 20 premières entreprises qui ont bénéficié du «contrat de la croissance à l’export», le programme «Moussanada», ainsi que le programme «Imtiaz» pour l’extension de la production», affirme Belkora. Seul bémol, selon ce jeune dirigeant, «la complexité du déblocage des fonds de soutien et du justificatif». «Il faut prévoir une valise de documents pour justifier votre éligibilité», ironise-t-il. Et de poursuivre, «le modèle anglo-saxon est beaucoup plus assoupli que celui adopté au Maroc et dont le justificatif reste très difficile à produire».
    En tout cas, AJP, dont l’investissement global dépasse les 200 millions de DH, a profité de la majorité (pour ne pas dire la totalité) des aides possibles. Et l’Etat lui a subventionné la réalisation de plusieurs programmes à coup de millions de DH, à travers notamment l’Anpme, Maroc Export, ainsi que d’autres organismes. Ces derniers étaient, d’ailleurs, jeudi 11 décembre 2014, les invités d’une conférence sur les moyens de financement des projets. Initié par le Centre des jeunes dirigeants (CJD-Fès), en partenariat avec l’ODE, cette rencontre est tombée à point nommé au vu de la crise économique actuelle et des ressources limitées dont disposent les entreprises. «Ceci, surtout que les banques ont fermé le robinet et le financement est rarement accordé aux jeunes entrepreneurs, même si leur projet est viable», critique l’un des participants. Face à ce constat, le financement alternatif s’impose comme une nécessité. D’après les deux panels, tenus à l’occasion de la conférence du CJD, d’autres instruments de financement innovants sont disponibles, que ce soit au niveau institutionnel ou privé. Pour Bouhdjar Agharbi, responsable du Centre d’affaires de la CCG, une enveloppe de 1,2 milliard a été débloquée pour appuyer les petites entreprises.
    Même analyse auprès de Abderrahim Akesbi, chef du pôle coopération et études à l’agence de la PME, qui a tenu à rassurer les entrepreneurs qui déplorent une faible participation de l’agence à travers ses programmes d’appui. Toutefois, sur l’ensemble des entreprises bénéficiaires des programmes phares de l’Anpme, Akesbi fait remarquer que 5% représentent la région de Fès-Boulemane. D’où la nécessité d’un véritable processus de vulgarisation des dispositifs mis en place pour faciliter l’accès des PME à ces programmes et dont plusieurs des jeunes dirigeants ayant assisté à la conférence du CJD ignorent l’existence.
    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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