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    Entreprises

    Le plan solaire accroche les opérateurs US

    Par L'Economiste | Edition N°:4414 Le 05/12/2014 | Partager
    Une délégation d’investisseurs spécialisés dans le domaine en prospection au Maroc
    Un secteur qui offre encore des marges de développement
    Les échanges commerciaux en défaveur du Maroc à cause des importations d’hydrocarbures

    Le sous-secrétaire adjoint du Commerce, Kenneth Hyatt, ici en compagnie de l’ambassadeur américain Dwight L. Bush, et de Mamoun Bouhdoud, ministre délégué au Commerce et à l’Industrie, a expliqué que les entreprises américaines sont attirées par les opportunités offertes par certaines stratégies sectorielles, comme le plan solaire ou Emergence, caractérisés notamment par la clarté de leurs objectifs

    Les entreprises américaines commencent à détecter les opportunités que présente le Maroc en termes d’investissements. Une délégation commerciale de 10 sociétés US, conduite par le sous-secrétaire adjoint du Commerce, Kenneth Hyatt, vient d’effectuer une visite de prospection au Maroc. Ces opérateurs sont surtout spécialisés dans les énergies et les infrastructures. Aujourd’hui, «nous ressentons un véritable engouement de ces entreprises face aux opportunités qu’offrent les secteurs de l’énergie solaire, de l’eau et de la construction», a indiqué Kenneth Hyatt. Une série de rencontres ont été organisées, sur deux jours, notamment avec différents ministères, mais aussi avec certaines agences comme Masen, l’ONEE et l’ONMT. Aujourd’hui, la délégation devrait rencontrer les membres de la CGEM, «pour sonder les besoins en infrastructures du point de vue des opérateurs privés», a expliqué le sous-secrétaire d’Etat. Près de 60 rencontres b to b sont au programme.
    Globalement, le responsable américain, mais aussi son homologue marocain, Mamoun Bouhdoud, s’accordent à dire que «c’est le moment parfait pour saisir les opportunités qui se présentent». En effet, «l’accord de libre-échange, en vigueur depuis 2006, offre un énorme gisement de croissance encore sous-exploité par les deux parties», a estimé Bouhdoud. Celui-ci a appelé les officiels et opérateurs américains à «mieux exploiter cet accord pour faire du Maroc une porte d’entrée vers les marchés africains, notamment à travers l’implantation des sièges de leurs compagnies dans des éco-systèmes créés au sein des zones industrielles».
    Aujourd’hui, l’enthousiasme des investisseurs américains concernant le secteur de l’énergie solaire s’explique par «la clarté de la vision développée autour de cette activité», est-il noté. Le choix du solaire est aussi motivé par un opportunisme positif, qui caractérise la démarche des investisseurs. «Les autres composantes du programme marocain des énergies renouvelables sont en avance. Les objectifs des stratégies éolienne et hydraulique sont quasiment atteints. En face, il y a encore de la marge dans le solaire. Les entreprises américaines ont été attirées par l’engagement du Maroc dans ce domaine, et surtout par les opportunités offertes», a expliqué Kenneth Hyatt. Celui-ci a souligné qu’une autre mission commerciale est prévue pour mars 2015. Cet échange de visites s’inscrit dans le cadre du développement des synergies entre les deux pays pour mieux exploiter l’accord de libre-échange. Celui-ci peine encore à passer à la vitesse de croisière, en dépit des efforts déployés. Néanmoins, Mamoun Bouhdoud a souligné que les échanges entre les deux pays connaissent une évolution annuelle de 20% depuis l’entrée en vigueur de l’ALE. Néanmoins, Rabat n’exporte que 900 millions de dollars sur 4,3 milliards d’échanges réalisés entre les deux pays. Le responsable américain a tenu à atténuer l’ampleur du déficit, «essentiellement dû à l’importation par le Maroc de 1,2 milliard de dollars d’hydrocarbures en provenance des Etats-Unis». C’est pour cela qu’il est nécessaire de renforcer les connexions entre opérateurs des deux pays. Mamoun Bouhdoud, qui avait mené une délégation commerciale marocaine au Texas, a insisté sur la spécificité du marché US. En effet, «il s’agit d’un véritable travail de fond, car il faut appréhender ce marché comme un ensemble de différents Etats», a-t-il indiqué.

    Connexions logistiques

    Les producteurs marocains peinent depuis quelques années à pénétrer le marché américain. Cela est dû notamment à une faible connaissance de ce pays. C’est pour cela qu’il est important de renforcer les capacités des exportateurs en matière de maîtrise des règles et restrictions qui caractérisent ce marché. Le ministre délégué au Commerce et à l’Industrie a aussi insisté sur la nécessité de «promouvoir les liens logistiques entre les différents Etats US». Parallèlement, «les discussions se poursuivent entre officiels pour trouver les moyens capables de booster ces échanges commerciaux», a noté pour sa part Kenneth Hyatt.

    Mohamed Ali MRABI

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