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Analyse/ L’université de Rabat face aux défis de la fusion

Par L'Economiste | Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager
Une gouvernance permettant une mutualisation optimale des ressources
Assurer la relève du corps des enseignants
Une offre de formation qui répond à son environnement économique et social

LA décision de fusion des deux universités de Rabat, Agdal et Souissi, en un seul établissement est entrée en vigueur cette année. Ce qui a permis à la capitale du Royaume de retrouver de nouveau son université unique considérée comme la plus vieille du pays. La rentrée s’est déroulée dans des conditions normales. «Actuellement, nous en sommes au stade de la nomination du président et la reconstitution du conseil de l’université», indique Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur. Pour rappel, le nom du président devait être dévoilé début octobre dernier. Des interrogations commencent donc à se poser sur ce retard alors que trois candidats dont une femme ont été déjà sélectionnés parmi les 14 postulants. Il faut donc activer la nomination du futur patron de l’université Mohammed V-Rabat, pour entamer le processus de fusion. Pour réussir ce challenge, il faut au moins deux ans de travail, selon le ministre. La liste des actions à lancer est longue et les défis à relever sont énormes. Sur le plan de l’organisation, cette fusion va entraîner des réductions au niveau des postes de responsabilité aussi bien pour le personnel administratif que celui des enseignants. Cela va donc susciter des mécontentements de la part des perdants de cette opération. Parmi les actions à lancer en premier lieu, figure la coordination entre les établissements qui ont la même spécialité. Sur ce volet, il faut signaler qu’après la fusion, l’université de Rabat se retrouvera avec trois facultés de droit, celles d’Agdal, Souissi et Salé. A terme, il faut réfléchir à les fusionner en une seule faculté de droit, suggère Noureddine Mouaddib, président de l’Université internationale de Rabat (UIR). La même approche devrait être envisagée pour les écoles d’ingénieurs dont le nombre s’élèverait à 5 établissements après la fusion. A ce propos, le ministre annonce le projet de création du pôle technologique Hassan II qui va permettre notamment le regroupement de l’ensemble des écoles d’ingénieurs de Rabat. Pour Daoudi, ce travail va permettre d’avoir une masse critique dans les différentes spécialités, et favorisera par conséquence le positionnement de l’université de Rabat à l’international, non seulement en termes de classement, mais également sur le plan de la qualité de l’enseignement. Pour le président de l’UIR, la fusion est un projet complexe qu’on ne devrait pas réduire à une simple opération arithmétique des effectifs et des bâtiments des deux ex-universités d’Agdal et de Souissi. Pour lui, il faut la concevoir comme une fusion de deux grandes entreprises, ce qui nécessite donc de revoir tout le système d’organisation et de fonctionnement de la nouvelle université. Eu égard à la complexité de cette opération, il recommande de faire appel à l’accompagnement d’un cabinet spécialisé dans le domaine. «Car l’objectif est de créer un champion national en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique», tient à rappeler Radouane Mrabet, président de l’ex-université Mohammed V-Souissi. Parmi les sérieux problèmes qui seront sur la table pour le futur président, figure celui du manque d’effectif des enseignants qui va s’aggraver avec les départs à la retraite. Cela à un moment où le nombre total des étudiants est en augmentation: il a été presque doublé en quatre ans pour atteindre cette année plus de 68.000 étudiants. «Notre université souffre du problème du vieillissement du corps des enseignants», s’inquiète Wali Benjelloun, président par intérim de l’université Mohammed V Rabat. Selon lui, la situation sera critique avec les grands départs à la retraite, près de 80 par an, à partir de 2017. Concernant cette question, le ministre affiche son optimisme et rappelle que son département a pu mobiliser 500 nouveaux postes budgétaires, cette année, pour l’enseignement supérieur et autant seront récupérés des administrations. «Mais pour cette dernière catégorie, il faut une période de perfectionnement et donc du temps pour qu’elle soit opérationnelle», constate un professeur de l’université de Rabat.

Manque d’amphis et e-learning

Outre ce déficit en enseignants, il y aussi celui des amphis posé notamment pour les facultés de droit qui abritent le grand lot des effectifs. Pour pallier ce problème, la nouvelle direction de l’université devrait développer le e-learning en exploitant les opportunités offertes par les nouvelles techniques de l’information dans ce domaine. Un secteur qui reste malheureusement mal exploité par un certain nombre de nos facultés dont certaines continuent à pratiquer l’inscription directe via les guichets. Enfin, il faut renforcer l’ouverture de l’université sur son environnement socio-économique et créer des liens avec le monde de l’entreprise. Ce qui facilitera l’insertion de ses lauréats dans le marché du travail. Sans oublier le rôle pivot que pourra jouer l’université dans le chantier de la régionalisation avancée.

Noureddine EL AISSI

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