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Evénement

Inondations
Depuis 15 ans, les mises en garde ont été ignorées!

Par L'Economiste | Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager
Une étude de la Direction de l’hydraulique avait lancé l’alerte
Interdiction de l’urbanisation le long des oueds, barrages collinaires…

Les dégâts causés par les intempéries à Agadir étaient-ils inévitables? Les officiels esquivent toute réponse à cette  question et préfèrent parler de «pluies et de crues importantes». Pourtant, les risques encourus par la ville sont connus et établis par une étude qui date de… 1999! Une étude citée dans le rapport sur le profil environnemental d’Agadir et qui ne peut être remise en cause puisqu’elle  émane de la Direction régionale de l’hydraulique relevant du ministère de l’Energie, des Mines et de l’Eau !
Le travail détaille les zones et toutes les infrastructures fragiles au niveau des oueds Ghezoua, Tildi, Souss et Tanaout couverts sur une grande partie de leur parcours urbain. Difficulté d’entretien et de surveillance des collecteurs, sous-dimensionnement des ouvrages de franchissement, inexistence des regards... autant de fragilités citées.  Et des recommandations sont également formulées mais elles sont restées pour l’essentiel sans suite. Il suffit pour cela de voir l’étendue des dégâts causés par les crues.
Ces recommandations vont de l’interdiction de l’urbanisation le long des oueds à l’arrêt impératif de leurs couvertures supplémentaires. Et ce, à l’exception des ouvrages de franchissement routier qui doivent être dimensionnés pour des crues de fréquence centennale, notamment au niveau de l’oued Lahouar.
L’étude propose aussi la réalisation en amont des oueds Ghezoua et Lahouar, de barrages collinaires afin de réguler le débit des bassins versants en période de crues. En 1999, le coût des aménagements proposés était estimé à 45 millions de dirhams.
Le document qui reste d’actualité explique que les risques d’inondations à Agadir sont dus à la présence de nombreux cours d’eau (Ghezoua, Tildi, Tanaout, Lahouar, El Arba) qui descendent des reliefs de l’Atlas et traversent la ville en plusieurs endroits. A cela s’ajoute l’oued Souss qui draine un bassin versant de 16.600 km2. Ce dernier, même avec «un débit désormais régulé en amont, est soumis à un régime de crues très violent dû à l’apport des bassins versants intermédiaires».
Plusieurs facteurs augmentent également les risques d’inondation dans cette ville. Il s’agit de la dégradation de la couverture végétale dont l’arganeraie en montagne, la forte pente des oueds qui augmente l’érosion des berges et les transports solides ainsi que le comblement des lits des oueds par des dépôts et des matériaux de remblais et son occupation progressive par des constructions. A ce niveau, le document cite en particulier la gare routière sur le parcours de l’oued Lahouar. Et parle aussi de sous-dimensionnement de certains ouvrages et canalisation au niveau des oueds Ghezoua et Lahouar.
Sur un ton alarmant le document avait mis en garde contre les risques réels qui menacent la ville et ses habitants en cas de crues violentes en particulier  au niveau des infrastructures existantes, le port, la plage, le camping, les constructions dont les habitations précaires situées sur le parcours des oueds.
K. M.

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