×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Vous êtes 112.291 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 136.119 articles (chiffres relevés le 25/5 sur google analytics)
eleconomiste
Evénement

Inondations: L’export des fruits et légumes à l’arrêt

Par L'Economiste | Edition N°:4411 Le 02/12/2014 | Partager
Entre 10 et 15% des fermes inondées dans la région du Souss
Les prix sur le marché local flambent déjà

Une part importante des exploitations est inondée dans la région du Souss. Des serres ont été détruites par les vents violents et les cultures abritées fortement endommagées

 

L’export des fruits et légumes est totalement paralysé. Ce qui veut dire que toute la chaîne de la cueillette au conditionnement et en passant par le transport se trouve au chômage depuis une semaine. Et cela peut encore durer tant que les précipitations persistent.
En cause, les fortes précipitations qu’a connues le  Souss. Une région qui   assure 60% de l’export des agrumes et environ 90% des expéditions de fruits et légumes.
Sur le marché local, il faut aussi s’attendre à une hausse des prix puisque la région participe à hauteur de 70% à l’approvisionnement du pays en fruits et légumes. Et déjà, la spéculation sur les stocks au niveau des marchés de gros bat son plein.
«Aucune évaluation des dégâts ne peut être avancée pour le moment», tranche, Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam). Pour la simple raison que les vergers touchés sont impraticables. De plus les dommages sur les fruits comme les champignons, la pourriture et autres maladies  n’apparaissent qu’après le retour du temps clément. Cependant, la tendance est encore à la persistance des pluies. Or si l’arboriculture fruitière peut prétendre à une indemnisation de l’assurance agricole multirisque à condition que la zone concernée soit déclarée sinistrée, les cultures de primeurs sont hors champ de couverture. «Et jusqu’à présent le ministère de l’Agriculture n’a pas évalué les dégâts dans le secteur», révèle  une source proche du dossier.
Pour ce qui est des agrumes, outre le chamboulement de la programmation de l’export les pertes peuvent se révéler importantes. Les vents forts qui ont accompagné les précipitations ont en effet provoqué des chutes des fruits des variétés précoces qui restent encore sur les arbres. Et le phénomène a été aussi observé dans d’autres régions, notamment le Gharb et le Haouz. «Mais avec une intensité beaucoup moindre que dans  le Souss», nuance le secrétaire général de l’Aspam.     
Mais les cultures de primeurs et autres légumes sont les plus touchées dans le Souss. Selon la profession, entre 10 et 15% d’exploitations sont inondées. Des armatures et couvertures des serres ont éclaté sous l’effet de la violence des vents et les cultures abritées fortement endommagées. De même, de nombreuses  voies d’accès aux fermes sont bloquées par les marées d’eau. Dans ces conditions, tous les travaux sont pratiquement suspendus. Excepté, bien entendu, ceux de réparation pour sauver le reste des cultures.
Mais la situation ne semble pas inquiéter outre mesure les agriculteurs et à leur tête, les structures d’encadrement. A leurs yeux, la forte pluviométrie enregistrée ces derniers jours est à apprécier de manière positive. «Particulièrement pour la région du Souss où la bataille se jouait, il y a moins d’un mois, autour de l’eau potable destinée aux populations», fait remarquer Darrab. Les autorités compétentes avaient en effet décrété l’arrêt de l’irrigation dans plusieurs zones du Souss et du Haouz, faute de disponibilité. Pour l’heure, tous les barrages des deux régions ont retrouvé un niveau de remplissage jugé assez confortable pour sécuriser la ressource sur 2 à 3 années. (Voir encadré). L’impact sur la nappe phréatique est aussi déterminant. «Surtout dans le cas de la région du Souss où la charge due au titre du pompage représente jusqu’à 40% du prix de revient», estime le secrétaire général de l’Aspam. Maintenant que la nappe est bien renflouée, une économie importante sera dégagée sur le coût de l’énergie.

Agadir: 3 ans de réserves d’eau

La région du Souss-Massa-Drâa, la plus affectée par les intempéries, est toutefois compensée en termes du disponible en eau. Confrontée à la sécheresse depuis deux ans, la région a vu les réserves de barrages exploser. C’est le cas du barrage Mokhtar Soussi (à 100 km à l’est de Taroudant) et deux autres du bassin du Massa qui ont reçu un cumul pluviométrique équivalent à 3 années. Il en est de même du barrage Abdelmoumen (70 km de la ville d’Agadir) et des différentes retenues de la province de Chtouka Aït Baha.

A . G.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc