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International

25 banques recalées aux stress tests

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
L’Italie et la Grèce mauvais élèves
La France et l’Espagne affichent le sourire

Le verdict des tests de résistance du secteur bancaire présenté par la BCE est globalement positif. Sur un total de 130 grandes banques, 25 issues de 11 pays de la zone euro ont échoué aux stress tests. Hier 27 octobre matin, les marchés sont restés sereins après l’annonce des résultats.
Globalement, 9 banques italiennes, 3 grecques, 3 chypriotes, deux belges, une allemande et une française ont été épinglées. De part leur taille, elles ne représentent  aucune menace pour l’ensemble du secteur, d’après les experts.
C’est l’Italie qui s’est exposée le plus aux critiques. Sur les 15 établissements évalués, 9 ont échoué aux tests parmi lesquels 5 ont déjà pris les mesures correctrices en 2014. Ainsi, Monte dei Paschi di Siena, Banca Carige, Banca Popolare di Milano et Banca Popolare di Vicenza vont devoir lever 3,3 milliards d’euros. La première banque de cette liste totalise, à elle seule, un déficit de fonds propres de 2,11 milliards.
Qualifiée de mauvais élève, la Grèce est aussi pointée du doigt. Sur quatre de ces établissements, 3 banques ont échoué aux tests dont Piraeus Bank, la Banque nationale de Grèce et Eurobank. Ces deux derniers établissements ont besoin de respectivement 930 millions et 1,76 milliard d’euros (cela ne tient pas compte des cessions d’actifs prévues par ces banques).
A Chypre, la banque centrale à Nicosie s’est voulue rassurante, malgré l’échec de trois banques (Cooperative Central Bank, Bank of Cyprus et Hellenic Bank) aux tests. Seul ce dernier établissement devra lever des fonds (à hauteur de 105 millions d’euros, selon la Banque centrale de Chypre).
En Belgique, 2 célèbres banques (Dexia éclatés en deux entités depuis ses difficultés et Axa Bank Europe) ont raté les épreuves, sur 6 banques étudiées. Elles ne devront toutefois pas lever de capital. Pour rappel, les déboires de la banque franco-belge Dexia avaient coûté près 6,6 milliards d’euros à la France. 
Au Portugal, sur trois banques étudiées, une seule a calé: il s’agit de Banco Comercial Português qui devra lever 1,14 milliard d’euros. Une bonne nouvelle qui devra conforter la Troïka qui effectue ce mardi une première visite d’évaluation  à Lisbonne après la sortie du pays de son plan d’aide international en mai dernier.
Sur un  ton plutôt positif, les banques espagnoles et leurs consœurs allemandes et françaises ont passé l’examen haut la main. En Allemagne, un seul établissement a raté le coach sur un total de 25 établissements évalués.  Il s’agit de Münchener Hypothekenbank qui a toutefois levé les fonds nécessaires en 2014. Cela dit elle est désormais correctement capitalisée. Sur les 13 établissements étudiés en France, seul le Crédit de Refinancement de l’Habitat (CRH) affichait des fonds propres insuffisants à fin décembre, une situation corrigée depuis.
Madrid pousse aussi un ouf de soulagement. Sur 15 banques passées en revue, seule Liberbank qui ne remplissait pas les critères. Elle avait anticipé en ayant procédé à une augmentation de capital, ce qui permet de couvrir ses besoins et écarter tout risque.

La supervision unique en novembre

Le test de résistance  a été réalisé par les banques participantes, la BCE (Banque centrale européenne) et les autorités compétentes nationales, en coopération avec l’Autorité bancaire européenne (ABE). Cet examen fait le suivi de l’état de santé des banques et intervient à quelques jours du lancement du mécanisme de surveillance unique prévu en novembre. L’examen montre que les banques doivent prendre des mesures supplémentaires surtout que l’évaluation complète a montré une insuffisance de fonds propres à hauteur de 25 milliards d’euros concernant 25 banques participantes, précise un communiqué de la BCE. Avec un déficit de 25 milliards d’euros et un ajustement de la valeur des actifs de 37 milliards d’euros, l’incidence globale pour les banques s’élève à 62 milliards d’euros. Les banques dont les fonds propres sont insuffisants doivent élaborer des plans de fonds propres dans les deux semaines suivant l’annonce des résultats. Elles auront jusqu’à neuf mois pour compenser leur déficit.

F. Z. T.

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