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Culture

Yamou, un langage pictural au service de la nature

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
Exposition à la Galerie d’Art l’Atelier 21, jusqu’au 22 novembre
Une panoplie d’œuvres récentes présentant des ramifications végétales

L’amoureux de la végétation dans tous ses états est de retour dans sa ville natale de Casablanca,

Yamou dans son élément, en pleine nature

pour une exposition toujours fidèle à son style. Le vernissage en présence de l’artiste, a compté parmi ses visiteurs des invités prestigieux, comme Mohamed Melehi,  Mahi Binebine, Hossein Tallal, ou encore des artistes de la nouvelle génération, tel que Othman Zine du collectif Zbel Manifesto. 
Des œuvres peintes sur bois et sur toiles, sur des tons bleus, verts ou rouges dans leurs variations multiples, présentent un zoom sur des micro-organismes. La nouveauté se trouve dans la série «Les Jardiniers», où l’artiste intègre un symbole fort, celui de la main, qui cultive et sème la terre. Dans l’œuvre «Hommage à A. Louardiri» de la série «Les Jardiniers», Yamou a dissimulé, intégré la main aux organismes végétaux, pour créer à travers sa technique un effet visuel,où ces deux entités ne font qu’un. Dans un contexte socio-économique on pourrait même y voir la main invisible d’Adam Smith. L’œuvre « Terre », de la même série, représente ces terres du sud qui se meurent par manque d’eau, qui se fissurent et se craquèlent, le rendu est tellement fidèle qu’il nous transporte sur les lieux.  Ce parallélisme entre le jardinier et l’artiste est d’autant plus fort dans ces œuvres : la main du jardinier qui façonne la terre avec celle de l’artiste qui crée son œuvre. On retrouve dans cette exposition trois thèmes principaux: «Les Coulées», «Les Organismes» et «Les Jardiniers». Son travail est microscopique et cellulaire, mais aussi macroscopique.
Yamou est né en 1959, et n’a pas toujours baigné dans un milieu artistique. Mais depuis son plus jeune âge, il est fasciné par l’art. Il commence par suivre une formation en dessin, et se  consacre ensuite à la peinture ainsi qu’à la sculpture. Ses racines sud marocaines sont sans doute à l’origine de ce désir de voir verdir, qui lui procure cette envie de peindre.

Œuvre de la série «Les jardiniers» intitulée «Terre», réalisée par l’artiste en 2014 nature

Sa première exposition personnelle a lieu à Paris en 1990, pour ensuite enchaîner plusieurs villes européennes, aux  Etats-Unis, au Brésil et bien sûr au Maroc. Il aime assimiler son atelier à un laboratoire ou encore une cuisine, dans lequel il explore et crée en trouvant des combinaisons à la manière d’un scientifique. Abderrahmane Ajbour note à ce sujet que «l’artiste épie les flores des rêveries  et les verdures des paradis et des utopies, il fouille minutieusement dans les composants microscopiques du vivant».
Ses œuvres ont intégré un bon nombre de collections prestigieuses au Maroc comme à l’étranger. On retrouve sa signature à la Fondation ONA, à Bank Al Maghrib, à la Société générale pour n’en citer que quelques une au Maroc. Le ministère des Affaires Etrangères français, la collection Nelson Mandela ou encore la World Bank aux Etats-Unis comptent un Yamou dans leurs collections.
Aujourd’hui Yamou vit entre ses ateliers de Paris et Tahannaout. Il fait partie des exposants du «Maroc Contemporain » à l’Institut du Monde Arabe, et expose également à la Singapore Art Fair.
Aïda BOUAZZA

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