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Economie

Maritime: Le Maroc affiche ses ambitions

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
Cinq nouveaux ports en chantier, dont Nador WestMed
La vision portuaire 2030 prévoit 80 milliards de DH d’investissements
Les résultats de l’appel d’offres pour les connexions avec l’Europe connus sous peu

La chute du groupe Comarit a entraîné avec elle la disparition pure et simple du pavillon national. Une absence d’opérateurs nationaux à laquelle le gouvernement s’attelle à trouver une solution, à travers le lancement d’un appel d’offres aux conditions assouplies. Les résultats seront annoncés sous peu, indique Rebbah

Le Maroc veut reprendre ses galons dans le maritime. Le Royaume, autrefois un des poids lourds en matière de transport maritime dans la région, n’est plus aujourd’hui qu’une pâle copie de lui-même depuis la déliquescence du pavillon national emporté par les flots après le naufrage du groupe Comarit-Comanav. Une situation préoccupante pour le gouvernement qui tente de redonner au secteur ses lettres de noblesse. «Le pays est décidé à retrouver sa dimension maritime», assure Aziz Rabbah, ministre de l’équipement, du transport et de la logistique lors des travaux de la manifestation parallèle organisée à Tanger dans le cadre de la Journée mondiale de la mer qui a démarré ce lundi. L’un des dossiers prioritaires à traiter est celui du pavillon national. «Nous annoncerons dans quelques semaines les résultats de l’appel à manifestation d’intérêt concernant la mise en place de lignes de transport maritime entre le Maroc et l’Europe», affirmait le ministre sans donner plus de détails. Cet appel d’offres dont la première version a été lancée en octobre 2013 a été relancé une deuxième fois après avoir été déclaré infructueux. La deuxième copie de cet appel dont les résultats devaient être annoncés avant l’été 2014 afin de pouvoir entamer son service lors de l’opération Marhaba est toujours en étude au Ministère. Mais au delà, c’est toute la dimension et le potentiel maritime du pays qu’il faut mettre en avant, explique Rebbah. C’est le cas dans les infrastructures avec la vision 2030 concernant le paysage portuaire marocain, présentée en 2012 à Tanger (Cf. notre édition N° 3803 du 12 juin 2012). Cette vision est dotée d’une enveloppe budgétaire record de 80 milliards de DH. Elle intègre, le lancement de 5 nouveaux ports dont Nador West Med et la mise en place de programmes de réaménagement de plusieurs autres points de mouillage. C’est le cas du port de Tanger-ville avec un investissement prévu de près de 7 milliards de DH, considéré comme un modèle en matière de développement portuaire et urbain intégré. Le complexe portuaire TangerMed qui sert de locomotive. De par sa position stratégique, TangerMed est une véritable fenêtre sur le Détroit de Gibraltar. Un cinquième du trafic maritime mondial transite par ce passage, soit une moyenne de 100.000 navires par an. Ces derniers peuvent mouiller dans ses eaux sans être déviés de leur trajet, un grand avantage. D’autre part, TangerMed a permis de relier le Maroc à l’Europe de manière plus efficace en matière de transport de marchandises. Que ce soit via conteneur ou par voie de remorque TIR, les échanges du Maroc avec le vieux continent se passent dans de meilleures conditions. Une offre plus élargie, mais aussi plus de fluidité et une nette réduction des délais, permettant d’aider à l’installation et au développement d’autres industries comme l’automobile avec Renault-Nissan.
TangerMed est aussi un excellent attracteur pour les investissements. Le complexe portuaire a mobilisé près de 7,5 milliards d’euros d’investissements, soit l’équivalent de 82 milliards de DH entre investissements publics et privés depuis le lancement du projet en 2004. Ce montant a financé la construction des infrastructures de base, celui des quais et des zones logistiques et industrielles. Pour le premier port, l’investissement total a atteint les 15 milliards de DH auxquels on doit additionner les investissements issus des exploitants des deux quais à transbordement et celui du quai à hydrocarbures et à véhicules.
S’y adosse le port roulier et à voyageurs entré en service en 2010 et qui a drainé près de 1,6 milliard de DH d’investissements. Non loin de là se situe le chantier du port TangerMed II avec un investissement prévu pour la construction des infrastructures de base de près de 10 milliards de DH auquel s’ajoutera près de 4 milliards pour les quais à conteneurs et dont l’entrée en service est prévue pour 2015.

L’Afrique, un pari stratégique

Pour Rebbah, l’Afrique constitue un excellent investissement sur le futur. «Nous y sommes bien présents et il s’agit de compléter cette présence avec l’offre maritime», explique le ministre. Des projets de connexions maritimes avec certains pays de la cote Ouest du continent sont en cours d’étude et devraient entrer en service dès l’année prochaine. En 2015 aussi, le Maroc compte accueillir le premier sommet des ports africains, un événement qui devrait permettre d’approfondir les relations maritimes avec les pays de ce continent.

Ali ABJIOU

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