×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Faible inflation, mais moins de recettes pour l’Etat

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
Elle s’est établie à 0,1% en septembre
Le budget 2014 bâti sur une prévision d’inflation de 2%
Il faudra relancer l’activité économique pour avoir un peu plus d’inflation

Alors que les craintes déflationnistes hantent la zone euro,

La hausse des prix à la consommation s’est limitée à 0,1% en septembre. Le faible niveau de l’inflation depuis le début de l’année réduit quelque peu les efforts budgétaires surtout que la loi de Finances 2014 a été bâtie sur une prévision d’inflation de 2%. A moyen terme, la banque centrale prévoit une hausse plus importante des prix à la consommation, soit une moyenne de 1,6% d’ici le quatrième trimestre 2015

le Maroc doit aussi surveiller de près la tendance des prix. L’inflation s’est établie à 0,1% en septembre après un niveau nul le mois précédent. A l’origine de cette situation, la baisse des prix des produits alimentaires peu compensée par l’augmentation des tarifs des produits non alimentaires, notamment l’eau et l’électricité. La banque centrale prévoit une inflation moyenne de 0,7% cette année. L’inflation sous-jacente qui révèle la tendance réelle des prix a ralenti à 0,9% en septembre.
La décélération des prix à la consommation n’est pas une bonne nouvelle pour les finances publiques, déjà qu’elles sont sous pression. Le gouvernement a bâti le budget 2014 sur une prévision d’inflation de 2%. Son niveau actuel est synonyme de moindres rentrées fiscales. Cela se voit au niveau de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) intérieure qui est calculée sur la base du prix de vente. Les recettes collectées ont baissé de 7,6% à 14,7 milliards de DH à fin septembre selon les statistiques de la Trésorerie générale du Royaume. 
Si la baisse des prix est censée dynamiser la croissance, l’effet n’est pas mécanique. En face, les revenus des ménages ne progressent pas beaucoup. L’inflation est un élément d’ajustement des salaires. Une faible augmentation des prix à la consommation devrait se traduire par une croissance modérée ou une stagnation des revenus. Déjà que la morosité de la conjoncture n’était pas favorable à une hausse des salaires. Beaucoup d’entreprises ont des difficultés à faire face à leurs charges.

En baissant son taux directeur, la banque centrale espère donner du tonus au crédit. L’investissement privé s’améliore mais manque encore de vigueur. Du côté des ménages, l’encours des crédits à la consommation a fortement décéléré et s’est même inscrit en recul en juin. La forte remontée en juillet s’explique essentiellement par l’absorption par  BMCI de sa filiale crédit conso

Face à l’atonie des prix, la banque centrale a baissé son taux directeur à 2,75% en septembre dernier avec l’espoir de revigorer la demande de crédit. Il reste à savoir si la transmission sera effective. Les banques sont plus prudentes à débloquer les prêts suite à la forte dégradation de leur portefeuille. De toute évidence, la baisse du loyer de l’argent ne va pas se traduire par une accélération du rythme du crédit. «Ce n’est pas le coût du crédit qui pose problème, mais plutôt l’environnement économique», relève un professionnel. Les entreprises ont besoin de signaux positifs pour recommencer à investir. Après une légère amélioration à fin juin, l’encours des crédits à l’équipement a décéléré sur les deux mois suivants pour limiter sa progression à 0,3% comparée à fin 2013. Il faudra relancer l’activité économique pour dynamiser la demande intérieure et avoir un peu plus d’inflation. Les prévisions de croissance pour 2015 se situent autour de 4%. L’inflation, elle, devrait s’établir en moyenne à 1,6% d’ici fin 2015 selon les anticipations de la banque centrale.

F.Fa

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc