×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Douiri: «Les réacteurs de la croissance sont éteints»

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
La réduction du déficit ne peut tenir lieu de stratégie économique
La croissance actuelle du PIB est «naturelle» et «spontanée»

Pour commenter le projet de loi de Finances 2015, Adil Douiri, membre du comité exécutif de l’Istiqlal et président de l’Alliance des économistes istiqlaliens, manie l’ironie: le seul objectif qui sera atteint et qu’il faut mettre sur le compte du ministre des Finances et pas celui du gouvernement, c’est la réduction du déficit budgétaire. Il insiste sur cette nuance, manière de dire que c’est le pilote qui fait défaut dans le gouvernement. Avant de lancer une autre flèche: «baisser le déficit budgétaire ne peut tenir lieu de stratégie économique». Sur plan, ironise Adil Douiri, le gouvernement fait preuve d’une remarquable constance depuis quatre ans. Rien dans le projet de loi de finances (excepté le fonds industriel de 3 milliards de dirhams) ne va dans le sens de l’accélération des plans sectoriels (Halieutis, Azur, Maroc Vert, etc). C’est le seul arbitrage des budgets d’investissement en faveur des secteurs exportateurs, reconnaît le député istiqlalien.

Si le Maroc était un avion...

Plus globalement, il manque une stratégie d’ensemble et volontariste pour accélérer la croissance et donc, créer de l’emploi,  accuse l’ex-ministre du Tourisme. Il en arrive à la conclusion que «la priorité du gouvernement n’est pas d’insuffler plus de vitesse à la croissance».
En appuyant sur la trajectoire de l’évolution du PIB depuis l’arrivée de l’équipe actuelle aux affaires, Douiri fait la démonstration que la croissance de l’économie nationale est «naturelle» et «spontanée» pour un pays du niveau de développement du Maroc. Les 2,5 à 3% constituent une performance que réaliserait l’économie sans activation de leviers supplémentaires. Au niveau gouvernemental, «il y a à l’évidence une confusion entre gérer le budget et gérer le déficit budgétaire». Le Maroc ce n’est pas que le secteur public, ni Rabat, c’est du secteur privé d’où provient l’essentiel de la création des richesses.
Le résultat, on le connaît, observe Adil Douiri : La croissance du PIB est quasiment en veilleuse depuis des années. Si le Maroc était un avion, le moteur de sa croissance comprendrait quatre réacteurs: l’infrastructure, la production des logements, les métiers mondiaux et la consommation des ménages. Tous ces moteurs seraient aujourd’hui éteints, d’où la faiblesse de la croissance, fait remarquer le député istiqlalien. Avant de poursuivre par une démonstration: la consommation des ménages a souffert de la hausse d’impôts (la contribution sociale de solidarité en est un parfait exemple en obérant la capacité à consommer des classes moyennes tranche supérieure), la contraction des budgets d’investissement a plongé le secteur du BTP dans la crise avec les conséquences que l’on sait sur l’emploi. Il ne faut pas aller chercher les raisons de la remontée du chômage.

A. S.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc