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Economie

Projet de budget: Les hostilités ouvertes

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
L’Istiqlal accuse le gouvernement «d’escroquerie» sur les chiffres
Abdallah Bouanou du PJD pratique le soutien critique
Le gouvernement manque de stratégie en matière de lutte contre la prévarication

Il a fallu le sang froid du président de la Commission des finances Said Khayroune pour faire revenir le calme après le clash entre Noureddine Mediane, Mohamed Boussaid, Driss Azami, des députés du PJD et de l’Istiqlal

L'examen du budget de 2015 au sein de la Commission des finances a démarré par un clash. A l’origine, l’intervention de Noureddine Mediane.  «Le gouvernement est un artiste dans le jeu des statistiques. Il présente chaque année des chiffres qu’il ne réalise pas. Il pratique ainsi l’escroquerie (en arabe Anasbe wal ihtiale)», a martelé le chef du groupe parlementaire de l’Istiqlal. Ces mots, jugés très forts, ont sorti le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid, de son calme habituel. Après des cris à droite et à gauche, le député istiqlalien les a retirés. Mais Mediane a profité de cette occasion pour prévenir le président de la Commission des finances que les députés de son groupe ne viendront pas au Parlement le 29 octobre. Et pour cause, ils ont décidé d’être solidaires de la grève générale lancée par les centrales syndicales. «Et vous pouvez procéder à la ponction sur nos salaires de cette journée de grève», dit-il à l’adresse du président de la Commission des finances, Said Khayroune.
Pour lui, c’est le gouvernement qui est responsable de la tension sociale, en voulant monopoliser les décisions, sans dialogue avec les syndicats. C’est ce qui les a poussés à lancer de tels mots d’ordre.
Après cet intermède, Mediane a poursuivi son réquisitoire contre le projet de loi de Finances qui «manque d’imagination et d’innovation». Il le qualifie de «technique, sans la moindre dimension politique ou vision stratégique. C’est l’administration qui l’a élaboré. D’ailleurs, les ministres ont découvert le contenu du projet de budget lors du Conseil de gouvernement». Il ne contient même pas le programme gouvernemental. Ce texte, qui est «l’émanation des directives des instances internationales, a déçu les Marocains», ajoute-t-il.  Sur la lutte contre la prévarication et la corruption, slogan haut en couleur du PJD, qui devait permettre au gouvernement de gagner deux points de PIB, «rien n’a été fait. Au contraire, la corruption s’est propagée», dit le député istiqlalien d’Al Hoceima.
En tout cas, sur ce point, il rejoint Abdallah Bouanou qui, avant Mediane, a titillé le gouvernement, tout en énumérant ses réalisations. En cela, le chef du groupe parlementaire du PJD pratique le soutien critique de l’exécutif, qui avait fait les beaux jours de Abbas El Fassi alors membre du gouvernement de Abderhamane Youssoufi et par la suite de l’USFP en direction de l’Istiqlal. En effet, Abdallah Bouanou a entrepris de lister les retards du gouvernement dans plusieurs chantiers. C’est le cas de la lutte contre la prévarication où il n’est pas allé par quatre chemins: «Il y a eu des rapports mais le gouvernement ne dispose pas de stratégie en la matière. L’adoption de la loi sur l’instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption ne suffit pas. De même, la réforme de l’administration piétine. Idem pour l’implémentation de la Constitution. «Malgré les réalisations et l’agenda législatif, il ne nous reste que deux ans pour mettre en œuvre tous les textes prévus par la Constitution», souligne t-il.
Sur le volet économique, Abdallah Bouanou a fait des propositions. C’est le cas du Fonds de développement industriel qui sera doté de 3 milliards de DH pour commencer avant de monter en puissance à 20 milliards. «Nous voulons que cet effort, via le Fonds, soit orienté en fonction de la plus-value au niveau de l’emploi. Il s’agit aussi de donner la priorité aux secteurs ayant un capital comme le textile et les industries alimentaires, qui ont besoin de soutien», note Abdallah Bouanou. Sur le plan social, il a passé en revue plusieurs chantiers dont le Ramed qui donne le tournis en raison de la multiplicité des intervenants (ministères de l’Intérieur et de la Santé, l’Anam,…). «Nous avons besoin d’un interlocuteur unique», dit-il.

Doing business: Le Maroc fait mieux

ABDALLAH Bouanou a anticipé sur l’annonce que le gouvernement fera la semaine prochaine. Ainsi, le Maroc fait mieux sur l’environnement des affaires. Dans le doing business, le Maroc a gagné 16 points. Il passera ainsi de la 87e à la 71e place. Le gouvernement fera cette annonce la semaine prochaine, a souligné le chef du groupe parlementaire.

Mohamed CHAOUI

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