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Analyse

Réforme de l’éducation
Les attentes des professionnels

Par L'Economiste | Edition N°:4361 Le 18/09/2014 | Partager
La correction des défaillances avant de se lancer dans une réforme
L’abandon scolaire touche chaque année 340.000 personnes

Alors que Omar Azziman estime que toute réforme du système éducatif doit être systématiquement précédée d’une évaluation indépendante et qualitative, certains syndicats critiquent les limites du rapport analytique sur la Charte d’éducation et de formation. C’est le cas notamment du syndical national d’enseignement (CDT). Son secrétaire général, Allal Belarbi, considère que ce document manque de données qualitatives. Pour lui, «il fallait procéder à une évaluation qualitative et non quantitative du système. Surtout que l’application de la charte fait défaut dans sa globalité». Selon lui, «la problématique aujourd’hui n’est pas d’élaborer des rapports ou des plans d’actions, mais de les appliquer sur le terrain». Abdelaziz Iwi, secrétaire du syndical national de l’enseignement affilié à la FDT déplore aussi le retard pris dans la publication de ce document. «La tutelle ne pourra pas se servir des observations du Conseil pour cette année scolaire qui a déjà démarré. D’autant qu’elle a établi ses priorités», précise-t-il.
Globalement, les syndicats reprochent au département de Benmokhtar de vouloir réformer le système avant de résoudre ses principaux problèmes. La lutte contre ces failles permettra de répondre à la demande croissante d’élèves et d’accompagner le secteur privé qui n’accueille cette année que 12% des élèves. Parmi ces carences, l’abandon scolaire qui touche chaque année 340.000 enfants. Pour Belarbi, ce chantier est primordial car la déperdition scolaire a un coût financier et social. D’ailleurs, «le Conseil devrait procéder au recensement des points noirs qui empêchent la scolarisation des enfants», ajoute-t-il. L’idée est d’identifier les causes de la déperdition selon les régions. Autre carence, la surpopulation des classes, ajoute-t-il. Pour lui, «ce phénomène entrave la réussite de l’école. Surtout quand l’enseignant anime plusieurs classes à la fois».
En outre, les professionnels du secteur appellent la tutelle à relever le défi du préscolaire, dont la généralisation n’est que partiellement atteinte. Le département de Benmokhtar devra surtout préparer des programmes et références propres à ce cycle. Il devra aussi s’attaquer aux unités qui ne répondent pas aux normes, celles qui opèrent dans des garages entre autres. 
L’autre défaillance à résoudre avant de lancer toute réforme concerne «le manque d’effectifs d’enseignants», dit-il. Rien qu’à Casablanca, le besoin s’élève à 1.800 enseignants, rappelle-t-il.  En fait, le nombre d’enseignants, tous cycles confondus, ne dépasse pas cette année 230.822 pour 6,7 millions d’élèves. A préciser que ce chiffre est en hausse de 2,1% par rapport à l’année 2013-2014.

Les enseignants privés d’études supérieures

Face aux difficultés de combler le manque d’effectifs dans les écoles, le ministère de l’Education nationale a préféré interdire aux enseignants de poursuivre leurs études. Une décision critiquée par les syndicalistes, notamment le SG du syndical national de l’enseignement affilié à la FDT, Abdelaziz Iwi, qui dénonce l’inconstitutionnalité de cette nouvelle mesure. De son côté, Rachid Benmokhtar justifie cette mesure par l’impact de l’absence des enseignants sur l’apprentissage des élèves.


H.B.

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